Une jeune fille déplacée transporte sa tente sur la tête en quête d’un abri près de Shasha, dans le Nord-Kivu, le 14 février 2025.
Le président du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Jürg Lauber, a annoncé lundi la désignation de trois experts indépendants chargés d’enquêter sur la situation des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.
Créée le 7 février 2025, cette commission d’enquête indépendante aura pour mandat de documenter les violations présumées des droits humains et du droit international humanitaire, notamment les violences sexuelles, les exactions contre les femmes, les enfants et les personnes déplacées, ainsi que les crimes internationaux pouvant être liés à la reprise des hostilités dans l’Est du pays.
La commission sera dirigée par Arnauld Akodjenou (Bénin), ancien haut responsable du HCR et ex-représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU au Mali et en Côte d’Ivoire. Il sera accompagné de Maxine Marcus (Allemagne/États-Unis), procureure spécialisée en justice pénale internationale, et de Clément Nyaletsossi Voule (Togo), juriste et ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de réunion pacifique et d’association.
Les trois commissaires auront également pour tâche d’identifier les responsables des violations constatées afin de garantir que les auteurs soient traduits en justice. Leur première mission sur le terrain est prévue au plus tard en janvier 2026.
Cette initiative du Conseil des droits de l’homme intervient dans un contexte de forte dégradation sécuritaire à l’Est de la RDC, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, notamment le M23, se sont intensifiés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’ONU espère que ce mécanisme d’enquête contribuera à lutter contre l’impunité et à mieux protéger les populations civiles.
RNK/te/APA






