C’est une avancée sociale majeure. Devant la Commission des Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Me Adama Kamara, a défendu avec succès le projet de loi instituant une prime annuelle pour les retraités ivoiriens.
Me Adama Kamara a présenté devant la Commission des Affaires sociales et culturelles les textes encadrant l’institution de la prime spéciale de retraite, une mesure adoptée à l’unanimité, et qui concrétise l’engagement social du chef de l’État.
La protection sociale en Côte d’Ivoire franchit un nouveau palier. Fidèle à la promesse faite par le président Alassane Ouattara lors de son message à la Nation le 6 août 2025, le gouvernement a franchi cette semaine une étape décisive.
Désormais, chaque retraité, qu’il soit issu du secteur public (IPS-CGRAE) ou du secteur privé (IPS-CNPS), percevra chaque 1er septembre de l’année, une prime équivalente aux deux tiers de sa pension mensuelle.
Pour le ministre Adama Kamara, cette réforme n’est pas qu’une simple ligne budgétaire : c’est un acte de « reconnaissance nationale ». Elle vise à placer l’humain au centre de l’action publique en offrant aux anciens travailleurs des conditions de vie plus dignes après une vie de labeur au service du pays.
L’exercice devant les députés a été marqué par un dialogue direct et rigoureux. Si les parlementaires ont salué la qualité des réformes engagées, ils ont également exprimé des préoccupations légitimes sur la pérennité du système face à l’augmentation croissante du nombre de bénéficiaires.
Certains ont même suggéré, à l’avenir, de porter cette prime à un mois complet de pension. Le ministre a rassuré l’hémicycle de la solidité financière actuelle des institutions de prévoyance sociale (IPS), fruit des réformes structurelles menées depuis 2012.
Il a assuré que cette mesure permet de supporter cette charge sans aucun impact sur le budget de l’État. Convaincus, les députés ont adopté les deux projets de loi à l’unanimité des membres de la Commission des Affaires sociales et culturelles.
Cette nouvelle prime consolide un système de protection sociale que le gouvernement veut plus juste et plus durable. En garantissant ce complément de revenus annuel, l’Etat réaffirme sa volonté de bâtir une société solidaire, où la retraite n’est plus synonyme de précarité, mais de repos mérité dans la dignité.
AP/Sf/APA





