Le Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES) et la Fédération des femmes du secteur du vivrier de Côte d’Ivoire (FFSV-CI) ont officialisé, ce lundi à Abidjan, un partenariat stratégique.
Mis en œuvre depuis mars 2024 par le CIRES avec l’appui financier du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) du Canada, le projet intitulé « Utilisation du foyer amélioré TIKA pour réduire la charge de travail domestique des femmes en milieu rural ivoirien » ambitionne de réduire le temps consacré à la cuisson des repas.
L’alliance CIRES/FFSV-CI vise à intensifier le déploiement du projet TIKA, une initiative technologique conçue pour libérer le potentiel économique des femmes en milieu rural. Ce gain de temps permet aux femmes bénéficiaires de se consacrer davantage à des activités génératrices de revenus, contribuant ainsi à leur autonomisation économique.

Le projet TIKA : Gagner du temps pour entreprendre
Dans une perspective de mise à l’échelle du présent projet, la coordination et l’équipe de mise en œuvre entend développer plusieurs stratégies de partenariats, dont la signature d’une convention avec la Fédération des femmes du secteur du vivrier de Côte d’Ivoire (FFSV-CI), en vue de renforcer l’impact et la durabilité des actions engagées.
La cérémonie de signature s’est tenue à la salle Kouadio Yao du CIRES, en présence d’une délégation de la FFSV-CI conduite par sa Présidente, Mme Gbakayoro Lucie, et de l’équipe du projet TIKA dirigée par le Directeur du CIRES et Coordonnateur du projet, Dr Diarra Ibrahim.
Dans son allocution, le Directeur du CIRES a rappelé les missions de son institution et souligné l’importance stratégique de cette convention, qui s’inscrit dans une logique de partenariat structurant pour accroître l’impact et la durabilité du projet TIKA.
Il a précisé que la convention définit clairement les engagements des deux parties : la FFSV-CI s’engage notamment à mobiliser ses membres, à contribuer à l’identification des besoins des femmes bénéficiaires, à intégrer les bénéficiaires du projet TIKA au sein de la fédération et à mettre à disposition son expertise agricole et agroalimentaire.
Une synergie de compétences
De son côté, le CIRES apportera son expertise scientifique et technique, conduira des études et des formations, diffusera les résultats de recherche et accompagnera la Fédération dans la formulation et la recherche de financements pour des projets structurants.
Prenant la parole, la Présidente de la FFSV-CI a salué cette collaboration qu’elle considère comme une opportunité majeure pour l’amélioration des conditions de vie des femmes, tout en plaidant pour une extension du projet TIKA aux femmes en milieu urbain.
La rencontre s’est achevée par la signature officielle de la convention, suivie des remerciements adressés aux participants et d’une photo de famille, marquant ainsi le début d’une collaboration prometteuse au service du développement inclusif et durable.
AP/Sf/APA







