Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a appelé la communauté internationale à reconnaître pleinement les crimes liés à l’esclavage et à soutenir des initiatives de justice réparatrice lors d’une intervention à l’Organisation des Nations Unies.
Dans un discours à forte portée historique et symbolique à l’ONU, le président John Dramani Mahama a insisté sur le rôle fondamental des mots dans la compréhension du passé, affirmant que l’esclavage doit être perçu comme un système de déshumanisation basé sur une hiérarchie raciale injustifiée.
Il a rappelé que la traite transatlantique reposait sur la négation de l’humanité des Africains, réduits à des objets et soumis à des conditions de vie extrêmes. Il a évoqué les violences subies lors des traversées, les conditions dans les plantations, ainsi que les mécanismes juridiques et économiques qui ont permis la perpétuation de ce système pendant des siècles.
Pour le président ghanéen, reconnaître ces crimes est une étape indispensable vers la guérison collective et la justice réparatrice. Il a mentionné qu’une résolution en discussion vise à qualifier la traite des Africains et l’esclavage racialisé comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité.
S’exprimant au nom du Ghana et en solidarité avec l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora, Mahama a plaidé pour une mémoire assumée et la lutte contre l’oubli, dénonçant les représentations historiques qui minimisent ou déforment encore la réalité de l’esclavage.
Le chef de l’État ghanéen a également dénoncé les tentatives contemporaines d’effacement ou de réécriture de cette histoire, notamment dans certains contenus éducatifs, et a appelé à une vigilance accrue face aux discours qui banalisent ces faits.
En conclusion, John Dramani Mahama a exhorté les États membres à adopter la résolution proposée, soulignant que la reconnaissance de ces injustices historiques est essentielle pour bâtir un avenir fondé sur l’égalité, la dignité humaine et la vérité.
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