La réussite de l’Offre offshoring Maroc repose sur une mobilisation collective visant à bâtir un avenir économique fondé sur la création de valeur, l’excellence des talents et une ouverture internationale maîtrisée, a affirmé mardi à Rabat la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni. Elle s’exprimait lors d’une rencontre consacrée au renouvellement de l’offre nationale d’offshoring, organisée sous le thème « Offre offshoring Maroc : un modèle renouvelé, une ambition partagée ».
Selon la ministre, cette dynamique s’inscrit dans une logique d’anticipation face aux mutations économiques et technologiques mondiales, l’offshoring s’imposant désormais comme un pilier central de la trajectoire de développement socio-économique du Royaume, en cohérence avec la Vision portée par Mohammed VI. Elle a souligné que la transformation numérique, l’ouverture à l’international et la création d’emplois qualifiés constituent des priorités stratégiques nationales.
À fin 2024, le secteur affiche des indicateurs solides avec 148 500 emplois stables, dont 18 500 créations nettes en deux ans, et des exportations de services atteignant 26,22 milliards de dirhams, soit environ 2,43 milliards d’euros. Ces performances confirment la place croissante de l’offshoring dans l’économie numérique marocaine et son intégration aux chaînes de valeur mondiales.
Toutefois, la ministre a estimé que la pérennité de ces acquis passe par une montée en gamme du secteur. L’enjeu, a-t-elle souligné, n’est pas de préserver l’existant mais de préparer l’avenir, en misant sur des compétences pointues, des expertises spécialisées et une plus grande agilité face à une concurrence continentale et internationale accrue.
Dans ce contexte, le Maroc a su s’imposer grâce à sa stabilité macroéconomique, à la qualité de ses infrastructures et à son capital humain. Plus de 1 200 entreprises internationales ont ainsi choisi le Royaume, à l’issue d’arbitrages économiques fondés sur la confiance, la compétence et la valeur, a rappelé la ministre.
À l’horizon 2030, le Maroc ambitionne de doubler ses revenus à l’export pour atteindre près de 40 milliards de dirhams, soit environ 3,7 milliards d’euros, et de créer 270 000 emplois. Cette trajectoire s’appuie sur une gouvernance renouvelée, matérialisée par le contrat-programme 2024-2030 et la Circulaire 15/2025, destinés à simplifier les dispositifs et à offrir une visibilité de long terme aux investisseurs, dans l’objectif de renforcer durablement l’attractivité de l’offre « Made in Morocco ».
MK/AK/Sf/APA







