Le ministre marocain de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a défendu devant la Chambre des représentants l’action de l’État face à la vague de froid touchant les zones rurales et la réforme en cours du secteur des taxis, qu’il présente comme orientées « au service des citoyens ».
Intervenant devant la Chambre des représentants, Abdelouafi Laftit a affirmé que des dizaines de milliers d’habitants des zones rurales affectées par la vague de froid au Maroc bénéficient d’un dispositif de soutien renforcé, déployé conformément aux instructions du roi Mohammed VI. Le ministre répondait à des questions de députés sur l’ampleur et l’efficacité des mesures d’urgence mises en place face aux intempéries.
Selon le ministre, les autorités ont mobilisé d’importants moyens logistiques et humains dans les régions les plus touchées par les chutes de neige et le froid intense. Il a détaillé les volumes de vivres distribués, incluant denrées alimentaires, couvertures et médicaments, ainsi que les opérations d’évacuation sanitaire au profit des malades et des femmes enceintes vers des structures de soins adaptées.
Dans ce cadre, Abdelouafi Laftit a rappelé que les Forces armées royales ont déployé trois hôpitaux militaires de campagne dans le Moyen et le Haut Atlas afin de renforcer l’offre de soins dans les zones enclavées. Il a également souligné l’implication de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, dont les aides humanitaires d’urgence ont couvert plus de 859 douars relevant de 100 communes.
Selon les chiffres communiqués, le plan d’aide cible au total 1 818 douars, pour une population estimée à environ 833 000 personnes. Les territoires ont été classés en trois niveaux d’exposition climatique : une zone rouge concernant 382 douars et 137 000 habitants, une zone orange regroupant 1 253 douars et près de 470 000 personnes, et une zone jaune couvrant 383 douars pour environ 225 000 habitants. Plus de 10 000 unités de fours de chauffage améliorés ont notamment été distribuées.
Abordant le dossier sensible du transport urbain, le ministre a assuré que son département travaille avec les autorités locales, les élus et les professionnels afin d’organiser le secteur des taxis « dans l’intérêt des taxis et des citoyens ». Reconnaissant l’existence de difficultés structurelles, il a estimé qu’elles peuvent être dépassées à travers une approche concertée.
Concernant l’introduction des applications numériques de transport, Abdelouafi Laftit a indiqué qu’une étude couvrant les spécificités de chaque ville est en cours et que ses conclusions seront prochainement rendues publiques. « Les temps ont changé et le secteur a besoin de s’adapter », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de l’État de moderniser le secteur tout en préservant les équilibres socio-professionnels et les réalités locales.
MK/ak/ac/Sf/APA







