À Dakar, le nouveau tandem sénégalais appelé à diriger les deux principaux organes de la Cédéao s’est retrouvé jeudi pour accorder les priorités : monnaie commune, libre circulation et surtout réponse collective au terrorisme.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la Cédéao, a reçu jeudi au Palais de la République le général Birame Diop, appelé à prendre la tête de la Commission de l’organisation régionale le 1er septembre prochain. Les échanges ont porté sur les principales priorités du mandat sénégalais et les grands chantiers communautaires.
Selon la présidence, le général Birame Diop a remercié le chef de l’État sénégalais pour la confiance placée en lui, ainsi que les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao ayant confirmé sa désignation à la tête de la Commission.
Parmi les dossiers examinés figurent le lancement de l’ECO, projet de monnaie communautaire, l’amélioration du versement des prélèvements communautaires et la fluidification de la circulation des personnes et des biens au sein de l’espace communautaire.
L’opérationnalisation de la brigade de lutte contre le terrorisme constitue également l’un des principaux chantiers évoqués, alors que la Cédéao cherche à renforcer ses capacités de réponse aux menaces sécuritaires dans la région.
La rencontre intervient quelques semaines après la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, tenue à Lungi, en Sierra Léone, au cours de laquelle le Sénégal a obtenu la présidence de la Commission pour le mandat 2026-2030, avec la désignation du général Birame Diop.
Le président Bassirou Diomaye Faye avait, par ailleurs, été porté à la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, plaçant ainsi le Sénégal au cœur de la gouvernance de l’organisation régionale.
Le dialogue avec l’AES parmi les priorités
Le nouveau président de la Commission devra également œuvrer à l’amélioration des relations entre la Cédéao et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), constituée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui ont quitté l’organisation régionale.
Cette question s’inscrit parmi les défis majeurs auxquels est confrontée la Cédéao, parallèlement à la lutte contre le terrorisme et à la relance de l’intégration régionale.
La situation en Guinée-Bissau a également été abordée lors de l’entretien. Le Sénégal ayant été désigné facilitateur dans cette crise, le général Birame Diop a estimé que les échanges avec le chef de l’État permettront à la Commission d’anticiper et, le moment venu, d’accompagner de manière « pragmatique et efficace » Dakar dans cette mission.
Cette rencontre marque ainsi une première séquence de travail entre les deux responsables sénégalais appelés à conduire, depuis Dakar, les deux principaux pôles de la gouvernance de la Cédéao, avec pour principaux enjeux l’intégration économique, la sécurité régionale et la consolidation des liens entre les États ouest-africains.
AC/Sf/APA







