Après deux rounds de consultations politiques, la cheffe du gouvernement marocaine, Fatima-Zahra Mansouri, nommée après les élections législatives du 23 septembre, a dévoilé lundi la prochaine majorité gouvernementale.
Chargée par le roi Mohammed VI de former le nouveau gouvernement, conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution, Fatima Zahra EL Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), parti arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre dernier, a engagé, pendant presque deux semaines, des consultations avec plusieurs formations représentées au Parlement. Les discussions ont porté sur les défis économiques, sociaux et politiques auxquels le Royaume est confronté, ainsi que sur les conditions de constitution d’une majorité cohérente, capable de répondre aux attentes des citoyens en matière de conditions de vie, de libertés, de droits, de justice sociale et d’équité territoriale.
La coalition gouvernementale sera formée ainsi du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des législatives du 23 septembre (97 sièges), du Parti de l’Istiqlal (65), de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) avec 26 sièges et du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), avec 19 députés .
La coalition compte donc 207 députés sur 395 que compte la Chambre d es représentants, soit neuf sièges au-dessus du seuil de la majorité absolue.
L’annonce a été faite dans un communiqué conjoint publié ce lundi 12 octobre, faisant état officiellement de l’accord conclu entre les quatre formations après deux séries de consultations.
Selon le communiqué de la majorité, la coalition indique que « l’accord intervient après deux rounds de consultations, menés en tenant compte de l’intérêt supérieur du pays, des contextes national et international, ainsi que des résultats des dernières élections législatives ».
Le choix arrêté repose, selon le texte, sur la volonté de constituer une majorité « politique », cohérente dans ses orientations et capable de faire face aux défis auxquels le Maroc est confronté, aussi bien sur le plan intérieur qu’international.
L’accord politique sur la majorité gouvernementale ouvre ainsi la voie à la phase de composition du futur gouvernement . L’USFP et le PPS, qui ont siégé dans l’opposition durant la législature 2021-2026, réintègrent ainsi la majorité gouvernementale, tandis que le parti de l’Istiqlal conserve sa place au sein de cette coalition.
Les quatre partis doivent proposer des noms de ministres répondant à plusieurs critères fixés dans le communiqué : compétence, sens politique, intégrité et probité.
Le communiqué inscrit cette démarche dans l’ambition de bâtir un Maroc émergent, dont le développement bénéficie à l’ensemble des territoires, à travers le renforcement des capacités productives de l’économie nationale, l’amélioration de la gouvernance et la consolidation de la cohésion sociale.
AK/Sf/APA





