Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, et son homologue soudanais, Mohieddin Salem, ont réaffirmé lundi 12 octobre leur volonté de renforcer la coopération bilatérale, alors que le conflit au Soudan continue de fragiliser les équilibres sécuritaires régionaux.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu par téléphone, lundi 12 octobre, avec son homologue soudanais, Mohieddin Salem, afin de réaffirmer la solidité des relations entre les deux pays. Selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères, les deux responsables ont convenu de poursuivre leur coordination politique et diplomatique, en insistant sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des frontières nationales.
Le Caire et Khartoum ont également souligné les liens historiques unissant les peuples de la vallée du Nil. Les deux ministres ont exprimé leur volonté de développer les relations bilatérales dans l’intérêt mutuel de leurs populations, conformément aux orientations définies lors de la récente rencontre entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, à El-Alamein, en Égypte.
Cet échange intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible pour le Soudan. Lundi, le chef de l’armée soudanaise a ordonné l’ouverture d’une enquête sur une frappe aérienne ayant touché, samedi, une mine d’or située près de la frontière égyptienne. Une organisation non gouvernementale a fait état d’au moins 72 morts. Le communiqué diplomatique égypto-soudanais n’a toutefois pas explicitement évoqué cet incident, dont les circonstances restent à établir.
Au-delà des relations bilatérales, les deux ministres ont examiné les modalités de mise en œuvre des conclusions du sommet consultatif quadripartite organisé à El-Alamein, avec la participation de l’Égypte, du Soudan, de l’Érythrée et de la Somalie. Cette initiative vise à renforcer la concertation entre ces États sur les enjeux de sécurité régionale, de stabilité dans la Corne de l’Afrique et de coopération politique.
Pour l’Égypte, la stabilité du Soudan constitue un enjeu stratégique majeur, compte tenu de la proximité géographique, des liens historiques et des intérêts communs liés au bassin du Nil. La poursuite du dialogue avec Khartoum s’inscrit ainsi dans une démarche visant à préserver les équilibres régionaux, alors que la prolongation du conflit soudanais fait peser des risques sur les frontières, les populations civiles et les relations entre les pays voisins. La portée concrète de cette concertation dépendra toutefois de sa capacité à contribuer à une désescalade durable et à soutenir les efforts en faveur d’une solution politique au conflit.
MK/AK/Sf/APA





