Les couleurs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 gagnent progressivement les grandes artères, les places et les ronds-points de la capitale sénégalaise, où la mascotte « Ayo » s’invite dans le paysage urbain, à quelques semaines du coup d’envoi de cet événement sportif prévu du 31 octobre au 13 novembre.
En cette matinée du vendredi 9 octobre, sous un ciel peu ensoleillé, Dakar poursuit sa transformation aux couleurs des JOJ. Sur les grandes artères, notamment en direction de Liberté 6 et le long de la Voie de dégagement nord (VDN), les automobilistes et les motocyclistes croisent des installations aux couleurs de la compétition. Aux ronds-points et sur certains murs, les éléments de décoration rappellent progressivement aux habitants l’arrivée de ce rendez-vous olympique sur le continent africain.
Dans le bruit des moteurs et les coups de klaxon qui rythment la circulation, les passants découvrent ces aménagements mêlant identité visuelle des Jeux et références culturelles. La mascotte Ayo, représentée dans différentes postures inspirées des disciplines olympiques, contribue à donner à la capitale un visage festif.
Rencontré dans son bureau à Dakar, Cheikh Oumar El Foutiyou Bâ, directeur des services techniques de la Ville de Dakar, explique que la municipalité intervient dans le cadre d’une répartition des responsabilités entre la Ville, l’État et le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ).
« La ville est responsable de tout ce qui est branding, c’est-à-dire l’habillage de la ville aux couleurs des JOJ », précise-t-il, évoquant un programme qui comprend également l’amélioration du cadre de vie, l’aménagement de l’espace public et l’embellissement de la capitale.
Environ 25 sites ont été identifiés pour ces opérations, notamment des places emblématiques, des zones de forte affluence et le circuit emprunté par les athlètes. La place de l’Indépendance, la place de la Nation, les abords de la gare de Dakar et les grandes artères figurent parmi les espaces concernés.
« Les JOJ, ce n’est pas uniquement du sport, mais aussi de la culture. C’est un moyen pour nous de montrer ce que nous savons faire et de valoriser la culture sénégalaise, africaine en général », souligne Cheikh Oumar El Foutiyou Bâ.
La mascotte Ayo, un jeune lion symbole de la joie et de l’énergie de la jeunesse africaine, est issue d’un concours national organisé en 2024, remporté par Ndèye Mariama Diop, une élève de 16 ans originaire de Saint-Louis. Son nom, signifiant « joie » en yoruba, a été proposé par Ndèye Khady Kristall Coumbassa, une autre jeune Sénégalaise.
La conception des éléments visuels a été réalisée en collaboration avec l’équipe du COJOJ Dakar 2026, chargée du city look, c’est-à-dire de l’habillage de la ville aux couleurs des Jeux. La Ville de Dakar assure notamment leur production et leur installation.
Sur le plan financier, le programme mobilise l’État du Sénégal et la Ville de Dakar. « Tout ce qui est branding lumineux est assuré par la ville de Dakar », précise le directeur des services techniques, ajoutant que l’État finance les installations physiques. Le coût global des opérations est estimé à plusieurs millions de francs CFA, notamment en raison des travaux de réhabilitation de certains murs avant leur décoration.
Une décoration qui suscite la fierté

Dans les rues de la capitale, les aménagements retiennent également l’attention des habitants. Lunettes au visage et vêtu d’un habit traditionnel, Mamadou Diouf, agent administratif, observe avec satisfaction cette transformation urbaine qu’il associe à la jeunesse et à la culture du pays.
« Concernant les Jeux olympiques de la jeunesse, on peut dire que c’est historique. La décoration correspond à nos réalités et apporte aussi une amélioration esthétique. C’est magnifique », confie-t-il.
Pour lui, les installations permettent de mettre en valeur l’identité sénégalaise auprès des visiteurs attendus à Dakar.
« La statue des Jeux olympiques a un côté particulier parce qu’elle met en valeur la culture sénégalaise et permettra aux autres nationalités de la découvrir », ajoute-t-il.
Résidant à Dakar et d’origine djiboutienne, Zakaria partage cet enthousiasme. Il voit dans l’organisation des JOJ une occasion pour le Sénégal et, plus largement, pour l’Afrique de montrer leur capacité à accueillir un événement sportif international.
« C’est une fierté pour toute la nation africaine. Pour une première fois en Afrique, on ressent beaucoup d’émotions. J’espère qu’on va bien accueillir les étrangers et que tout va se passer très bien », affirme-t-il.
À mesure que les couleurs des Jeux et la mascotte Ayo apparaissent dans les espaces publics, la capitale se prépare à accueillir les délégations, les sportifs et les visiteurs attendus pour les JOJ Dakar 2026.
SS/te/Sf/APA





