Le Premier ministre Abdul Hamid Dbeibah a réaffirmé dimanche l’engagement de son gouvernement à appliquer intégralement l’Accord unifié de développement, malgré des interrogations persistantes sur son financement et ses mécanismes d’exécution.
Le chef du Gouvernement d’union nationale (GUN), établi à Tripoli, a rencontré le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Naji Issa, afin d’examiner la situation économique et financière du pays. Les discussions ont principalement porté sur les recettes et les dépenses publiques, ainsi que sur le renforcement de la coordination entre les politiques budgétaire et monétaire.
La réunion a également permis d’évaluer l’état d’avancement de l’Accord unifié de développement et le respect de ses dispositions au cours des différentes phases de sa mise en œuvre. Abdul Hamid Dbeibah a assuré que son gouvernement soutenait pleinement ce dispositif, présenté comme un instrument destiné à mieux répartir les projets et les ressources consacrés au développement entre les différentes régions libyennes.
Le Premier ministre a demandé que les lacunes constatées pendant l’exécution de l’accord soient recensées, que leurs causes soient déterminées et que des mesures correctives soient rapidement adoptées. Il a estimé que cette démarche était indispensable pour atteindre les objectifs fixés et éviter que les difficultés administratives ou financières ne ralentissent davantage les projets convenus.
Dbeibah a par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir une concertation régulière entre le gouvernement et la Banque centrale. Cette coordination doit, selon lui, permettre de mieux suivre les engagements financiers, de rapprocher les décisions de dépenses des capacités réelles de financement, et de préserver la stabilité économique. Aucun chiffre concernant les recettes, les dépenses ou les enveloppes prévues pour les projets de développement n’a cependant été communiqué à l’issue de la rencontre.
L’annonce ne précise pas non plus le calendrier d’exécution de l’accord, les critères de sélection des projets ni les mécanismes prévus pour contrôler l’utilisation des fonds. Ces éléments apparaissent pourtant essentiels dans un pays où la division des institutions et la rivalité entre autorités de l’Ouest et de l’Est compliquent depuis plusieurs années l’adoption d’un cadre budgétaire commun et transparent.
La rencontre entre Dbeibah et Naji Issa traduit ainsi une volonté affichée de rapprocher la politique de dépenses conduite par l’exécutif des orientations monétaires de la Banque centrale. Sa portée dépendra toutefois de la publication de données financières détaillées, de l’application effective des mesures annoncées et de la capacité des institutions rivales à respecter les mêmes règles de gestion des ressources publiques.
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