La Mission d’appui des Nations unies en Libye souligne la nécessité d’une coopération régionale accrue face à l’expansion du marché des drogues de synthèse.
La Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a appelé à renforcer le partage de données et la coopération régionale pour lutter contre l’expansion du trafic de drogues de synthèse dans la région arabe, lors d’une réunion de haut niveau organisée en marge de la 69e session de la Commission des stupéfiants.
La rencontre a réuni des représentants d’organisations internationales et de partenaires régionaux, dont la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et coordinatrice résidente en Libye, Ulrika Richardson. L’événement était organisé conjointement par l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Les discussions ont porté sur la croissance rapide du marché des drogues de synthèse dans la région, un phénomène qui suscite une attention croissante des institutions internationales en raison de ses implications sécuritaires et sociales.
Dans son intervention, Ulrika Richardson a indiqué que le trafic de drogue dépasse désormais le cadre strictement criminel pour constituer un défi plus large pour la sécurité et le développement, soulignant que les réseaux du crime organisé opèrent de plus en plus à l’échelle transnationale.
Selon elle, ces réseaux criminels tendent également à s’articuler avec d’autres économies illicites, exploitant notamment les contextes fragiles et contribuant à l’extension de circuits informels susceptibles d’alimenter l’instabilité.
La responsable onusienne a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée, notamment à travers l’échange d’informations et le partage de données entre institutions concernées, afin d’améliorer les capacités de prévention et de réponse face au trafic de drogues.
Les marchés des drogues de synthèse connaissent en effet une expansion dans plusieurs régions du monde, portée par des méthodes de production et de distribution en constante évolution. Face à cette dynamique, les organisations internationales et les institutions régionales cherchent à intensifier leur coordination pour limiter la diffusion de ces substances et leurs conséquences sanitaires, économiques et sécuritaires.
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