Le président tunisien Kaïs Saïed a réaffirmé le rôle stratégique de l’éducation dans la stabilité et la sécurité nationale, en mettant en avant une future réforme du système éducatif articulée autour de l’égalité des chances et du renforcement de la pensée critique.
Réuni récemment au Palais de Carthage avec plusieurs membres du gouvernement chargés de l’éducation, des technologies et de l’organisation des examens, le chef de l’État tunisien a insisté sur la nécessité d’assurer un encadrement rigoureux des examens nationaux. La rencontre a rassemblé notamment les ministres Nouredine Nouri, Mondher Belaid, Riadh Chaoued et Sofiene Hemissi, dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la crédibilité du système éducatif et à accélérer les réformes institutionnelles.
Kaïs Saïed a présenté l’éducation comme un pilier fondamental de la sécurité nationale, estimant que la stabilité d’un pays dépend également de sa capacité à former une jeunesse disposant d’un accès équitable au savoir. Le président tunisien a appelé à l’installation rapide du Conseil supérieur de l’éducation, une institution prévue par la Constitution et appelée à jouer un rôle central dans l’orientation des politiques éducatives.
Le chef de l’État considère que l’égalité des chances doit dépasser le cadre des discours institutionnels pour devenir une réalité concrète sur l’ensemble du territoire tunisien. Selon lui, la question de l’ignorance ne se limite pas à l’analphabétisme classique, mais englobe aussi l’absence de pensée libre et les formes d’aliénation intellectuelle susceptibles d’affaiblir la société.
Cette approche s’inscrit dans une vision plus large portée par Kaïs Saïed autour du rôle historique de la Tunisie comme centre de rayonnement intellectuel dans le monde arabe et méditerranéen. Les autorités tunisiennes cherchent ainsi à repositionner l’université et l’école comme des instruments de cohésion nationale et de développement humain, dans un environnement régional marqué par des défis économiques et sociaux persistants.
Le président tunisien a assuré que les travaux préparatoires à la création du Conseil supérieur de l’éducation se poursuivaient afin de lancer une réforme globale du système éducatif. Tunis espère, à travers cette démarche, moderniser les méthodes d’enseignement, renforcer la qualité de la formation et mieux adapter les compétences des jeunes aux mutations technologiques et économiques.
Au-delà des enjeux pédagogiques, les autorités tunisiennes présentent désormais la réforme éducative comme un levier de stabilité à long terme. En reliant directement la qualité de l’éducation à la sécurité nationale, Kaïs Saïed cherche à inscrire les politiques éducatives au centre des priorités stratégiques de l’État tunisien.
MK/AK/Sf/APA







