Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, vendredi 28 août 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, la 97e réunion ordinaire du Conseil des ministres, au cours de laquelle le gouvernement devait notamment examiner la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette réunion intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions et des violences dans l’Est du pays, où les enjeux sécuritaires demeurent étroitement liés à la situation humanitaire et sanitaire des populations.
Sous la direction du chef de l’État, le Conseil des ministres devait procéder à une évaluation de la situation générale du pays et examiner les principales réponses à apporter aux défis auxquels la RDC est confrontée.
Une attention particulière devait être accordée à l’évolution de la situation dans les provinces orientales, confrontées à des déplacements de populations et à une forte pression sur les structures sociales et sanitaires.
Le volet sanitaire figure également parmi les préoccupations de l’exécutif, alors que la RDC poursuit sa riposte contre l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo dans l’Est du pays. Les autorités sont ainsi appelées à renforcer la coordination entre les différents secteurs afin de limiter l’impact de cette crise sur des populations déjà fragilisées par les violences.
Le Fonds de régulation économique au menu
Sur le plan économique, le Conseil des ministres devait examiner la réforme du Fonds de régulation économique et dresser un premier bilan de ses résultats.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer les instruments de régulation et de pilotage de l’économie nationale. L’évaluation de ses premiers résultats devrait permettre d’identifier les acquis, mais également les éventuelles mesures nécessaires pour améliorer son efficacité.
Une nouvelle politique étrangère en préparation
Les travaux de la 97e réunion portent également sur la diplomatie congolaise, avec notamment la préparation de la 13e Conférence diplomatique et l’élaboration de la première politique étrangère formalisée de la RDC.
Cette initiative devrait contribuer à clarifier les orientations de la diplomatie congolaise et à renforcer la cohérence de son action sur la scène internationale.
Dans un environnement régional marqué par les crises sécuritaires et les recompositions géopolitiques, Kinshasa entend ainsi mieux structurer ses relations avec ses partenaires africains et internationaux et défendre ses intérêts nationaux.
Kinshasa veut mieux encadrer l’espace numérique
La protection de l’espace informationnel congolais constitue un autre dossier important inscrit à l’ordre du jour.
Le gouvernement devait notamment examiner les mécanismes de régulation des contenus abusifs diffusés sur les réseaux sociaux et les différentes plateformes numériques.
L’objectif affiché est de mieux lutter contre les contenus susceptibles de favoriser la désinformation, la manipulation de l’opinion ou l’exacerbation des tensions, tout en adaptant le dispositif national aux mutations rapides de l’environnement numérique.
Avec cette 97e réunion, l’exécutif congolais entend ainsi faire le point sur les principales urgences nationales et poursuivre la mise en œuvre de ses réformes dans les domaines sécuritaire, sanitaire, économique, diplomatique et numérique.
TE/APA







