Les rivaux politiques libyens ont salué, dimanche 30 août, la signature par le Comité de dialogue restreint 4+4 du pays d’un accord final portant sur la restructuration de la Haute Commission électorale nationale et la révision des lois électorales.
Des représentants de l’Est et de l’Ouest libyens ont signé dimanche à Tripoli, sous l’égide de l’ONU, un accord présenté comme une avancée pour l’organisation d’élections nationales dans le pays maghrébin .
Le texte est le fruit de discussions menées ces derniers mois à Rome, puis à Tunis, entre représentants des principales institutions et forces politiques libyennes rivales.
Signé au siège de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul) en présence de l’envoyée spéciale Hanna Tetteh, l’accord porte entre autres sur la recomposition de la Haute commission électorale nationale.
Le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale basé à Tripoli, Abdul Hamid Dbeibeh, a qualifié cette démarche, dans un communiqué, d’ « étape importante qui renforce la voie que nous appelons de nos vœux depuis le début, fondée sur la fin des phases transitoires et l’avancée vers les élections ».
« Notre vision est claire : la décision doit revenir au peuple libyen à travers des élections qui mettent fin à l’état de division et donnent à toutes les institutions leur véritable légitimité », a ajouté le responsable libyen.
Il a souligné que cet accord constitue « une étape pratique dans la bonne direction, préservant la priorité des élections et ouvrant la voie à un processus national qui place la Libye sur la voie de la stabilité et du développement »
Le commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne dans l’est du pays, Saddam Haftar, a également salué l’accord dans un communiqué, le qualifiant d’ « étape importante vers la levée des obstacles qui ont longtemps entravé la réalisation des aspirations du peuple libyen à la tenue d’élections présidentielle et législatives simultanées dans les meilleurs délais ».
Présent lors de la cérémonie, Moussa al-Koni, vice-président du Conseil présidentiel libyen, institution de l’Ouest, s’est réjoui d’une «opportunité qui fera passer la Libye de la gestion de la division à sa fin».
Le comité 4+4 avait annoncé dimanche la signature d’un projet d’accord prévoyant la restructuration du conseil de la Haute Commission électorale nationale, avec la nomination de Dhaou Ibrahim Attia à sa présidence et de Sana al-Lishani à la vice-présidence.
Ce nouvel accord s’inscrit dans le cadre des efforts menés sous l’égide de l’ONU pour réunir les conditions nécessaires à la tenue d’élections devant mettre fin à la division politique en Libye entre deux administrations rivales : le Gouvernement d’union nationale (GUN) dirigé par Dbeibeh à Tripoli, qui administre l’ouest du pays, et le gouvernement basé dans l’est, dirigé par Osama Hammad, nommé par la Chambre des représentants début 2022 et qui administre l’est de la Libye ainsi qu’une grande partie du sud du pays.
L’accord soutenu par l’ONU est distinct d’une initiative menée par Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, qui vise à rapprocher les parties libyennes autour de volets politique, militaire et économique.
AK/Sf/APA







