Le gouvernement égyptien a annoncé, mardi 31 mars, l’introduction en Bourse progressive de 10 entreprises publiques d’ici mi-avril, dans le cadre d’un programme visant à restructurer le secteur public et à attirer davantage d’investissements, selon un communiqué du Conseil des ministres. La décision a été entérinée lors d’une réunion présidée par le Premier ministre Mostafa Madbouly, consacrée au suivi des entreprises détenues par l’État et à la relance des opérations de cotation.
Cette première vague s’inscrit dans un calendrier plus large présenté par l’exécutif. Mostafa Madbouly a précisé que dix sociétés seraient d’abord inscrites dans un délai maximal de deux semaines, avant une deuxième série de dix autres entreprises prévue d’ici fin avril. L’objectif consiste à préparer ces entités à une ouverture partielle de leur capital, tout en permettant une évaluation de leur valorisation sur le marché.
Le chef du gouvernement a souligné que cette démarche vise à « dynamiser l’économie et renforcer la transparence », en améliorant notamment la gouvernance des entreprises publiques.
Dans le prolongement de cette stratégie, les autorités égyptiennes entendent également transférer 40 autres entreprises au Fonds souverain d’Égypte, sans calendrier détaillé à ce stade. Des réunions techniques ont été engagées afin de finaliser les modalités de ces opérations, actuellement en cours de mise en œuvre.
Avant toute introduction, des études approfondies seront menées pour déterminer la valeur équitable des entreprises concernées, afin de garantir une meilleure lisibilité pour les investisseurs et d’élargir la base des souscripteurs potentiels.
Cette relance du programme de privatisations partielles intervient sous l’impulsion des partenaires financiers internationaux. Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé, le 26 février, à accélérer les réformes structurelles en 2026, en insistant sur la nécessité de réduire le rôle de l’État dans l’économie et de renforcer la place du secteur privé. L’institution considère que cette transition constitue un levier central pour assurer une croissance durable et améliorer l’allocation des ressources.
Malgré ces orientations, la mise en œuvre du programme d’introductions en Bourse reste marquée par des retards accumulés depuis 2022. Dans ce contexte, l’accélération affichée par le gouvernement traduit une volonté de crédibiliser ses engagements auprès des investisseurs internationaux, tout en renforçant la capitalisation de la Bourse égyptienne et l’attractivité du marché financier national.
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