L’Égypte met en œuvre six projets de développement de raffineries de pétrole pour un investissement global dépassant 4 milliards de dollars (environ 3,7 milliards d’euros), a annoncé le ministre du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Badawi. Ces projets visent à renforcer la capacité nationale de raffinage, accroître la valeur ajoutée locale et alléger la facture des importations de carburants, selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion avec des responsables de la Société financière internationale (SFI).
Les échanges ont réuni le vice-président de la SFI pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, et son directeur régional, Cheick-Oumar Sylla, ainsi que des responsables du secteur énergétique égyptien, dont le PDG de l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC).
Les discussions ont porté sur les opportunités de financement et d’investissement dans le raffinage, la pétrochimie, les industries à valeur ajoutée et le secteur minier, avec un accent particulier sur l’optimisation des infrastructures existantes.
M. Badawi a détaillé les réformes engagées au cours des 18 derniers mois pour améliorer l’attractivité du secteur pétrolier et gazier. Parmi ces mesures figurent l’engagement de régler les créances dues aux partenaires d’exploration et de production et l’introduction de mécanismes incitatifs destinés à stimuler la production locale.
Dans le secteur minier, le ministre a mis en avant des ajustements réglementaires visant à attirer davantage d’investissements, notamment dans l’exploration aurifère, et à accroître la contribution de cette activité au produit intérieur brut.
Le responsable égyptien a également insisté sur le caractère « non négociable » du respect des normes de sécurité, de l’intégrité des actifs et de la conformité environnementale dans la conduite des projets énergétiques. De son côté, la SFI a salué les réformes entreprises et réaffirmé son engagement à accompagner l’Égypte, en particulier dans le développement du secteur minier en Afrique.
Les deux parties sont convenues d’organiser prochainement des réunions techniques conjointes afin de définir les priorités de coopération. Cet effort d’investissement intervient dans un contexte où l’Égypte cherche à renforcer son autonomie énergétique et à consolider son rôle régional dans le raffinage et la transformation des hydrocarbures.
MK/AK/Sf/APA





