La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) et le Mouvement sunnite ont appelé mardi les fidèles musulmans au calme et à la retenue, au lendemain de l’interpellation de l’imam Dr Mohamed Ishaq Kindo, pour des motifs qui n’ont pas encore été officiellement communiqués.
L’imam Kindo, par ailleurs Coordonnateur du Conseil des Oulémas et des Sages du Mouvement sunnite au Burkina, a été interpellé dans l’après-midi du 26 mai 2026 dans des circonstances que les autorités n’ont pas encore précisées. L’information a rapidement suscité une vive émotion au sein de la communauté musulmane burkinabè.
Dans un communiqué, la FAIB a indiqué avoir « entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes » afin d’obtenir des informations précises et une issue favorable.
Elle a exhorté les fidèles à éviter « toute spéculation ou diffusion d’informations non vérifiées », et a demandé aux responsables des coordinations régionales de sensibiliser leurs bases à la retenue et au respect des institutions.
De son côté, le Mouvement sunnite a fait savoir que son bureau national est « en concertation avec les autorités du Burkina pour trouver une issue favorable ».
Dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, son porte-parole a exhorté « l’ensemble de la jeunesse musulmane à s’abstenir de tout acte pouvant aggraver la situation ou entraîner des troubles à l’ordre public », rappelant que « l’Islam conseille à la jeunesse et à la base d’écouter les responsables ».
Les deux organisations religieuses ont assuré tenir leurs fidèles informés de toute évolution de l’affaire.
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