Le Parlement burkinabè a franchi une étape importante dans la réforme du droit du travail. Réunis en séance plénière à Ouagadougou, les députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté à l’unanimité un nouveau Code du travail.
Le nouveau Code du travail burkinabé, approuvé par les 59 parlementaires présents lors de la plénière à Ouagadougou, vise à moderniser la législation existante afin de favoriser la création d’emplois, renforcer la productivité des entreprises et améliorer la protection des travailleurs.
La séance était présidée par Ousmane Bougouma, en présence du ministre chargé de la fonction publique, Mathias Traoré, qui a défendu un projet structuré en 10 titres, 30 chapitres et 441 articles.
Parmi les principales innovations figurent la limitation du renouvellement des contrats à durée déterminée à deux fois avec un même employé, ainsi qu’un encadrement renforcé du travail temporaire, incluant l’égalité de rémunération entre travailleurs intérimaires et permanents à qualification équivalente.
Le nouveau Code introduit également un cadre juridique pour le télétravail, en réponse aux évolutions technologiques accélérées depuis la pandémie de COVID-19.
En matière de protection sociale, le plafond des indemnités pour licenciement abusif est relevé de 18 à 24 mois de salaire. Le texte améliore aussi la gestion des conflits collectifs en imposant un délai de trois mois pour les décisions d’arbitrage.
La lutte contre le harcèlement moral et sexuel en milieu professionnel est renforcée, tout comme la réglementation de la main-d’œuvre étrangère, désormais soumise à des autorisations préalables et à des obligations administratives accrues.
Des avancées sociales importantes sont également prévues : prolongation du congé d’allaitement à 15 mois, extension des permissions exceptionnelles à 15 jours, et abaissement à 25 salariés du seuil requis pour la mise en place des comités de santé et de sécurité au travail.
Le ministre Traoré a salué cette adoption et annoncé des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale afin de faciliter l’appropriation de la réforme par les acteurs du monde du travail.
HO/te/Sf/APA







