À Fada N’Gourma, dans l’est du Burkina Faso, des périmètres maraîchers aménagés par les autorités permettent à des centaines de personnes déplacées internes ainsi qu’aux membres des communautés hôtes de retrouver des moyens de subsistance, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires.
Dans les champs verdoyants aménagés à la périphérie de Fada N’Gourma, des femmes déplacées internes arrosent des planches de légumes sous un soleil de plomb. Ici, au-delà des récoltes attendues, c’est surtout l’espoir d’un nouveau départ qui reprend racine.
Selon la Direction chargée de la communication, la ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a effectué, du 21 au 23 mai, une tournée dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba afin de constater les réalisations engagées au profit des populations vulnérables.
À Fada N’Gourma, première étape de cette visite, elle s’est rendue sur le périmètre maraîcher de la Société coopérative simplifiée « Boama », située au secteur 1. Ce site de quatre hectares, aménagé par le ministère de la Famille et de la Solidarité, réunit des femmes déplacées et des habitantes des communautés hôtes autour d’activités agricoles.
Le périmètre dispose notamment d’un système simplifié d’adduction d’eau potable d’un débit de 12 m³ par heure, de bassins de stockage et d’une clôture destinée à sécuriser les cultures. Les exploitantes y produisent des légumes destinés à la consommation familiale et à la vente.
Au secteur 6, la ministre a visité un second périmètre de 4,62 hectares réalisé dans le cadre de l’initiative présidentielle. Le site rassemble 167 exploitants, dont 87 personnes déplacées internes et 80 membres des communautés hôtes.
Pour les autorités, ces aménagements participent à la stratégie de relèvement durable des populations affectées par l’insécurité.
« Aidez-nous à pouvoir vous aider », a lancé la ministre aux exploitants, annonçant une évaluation rapide des capacités de production afin d’adapter les appuis futurs.
Ces périmètres agricoles apparaissent comme des espaces de cohésion sociale et d’autonomisation économique. À mesure que certaines zones retrouvent progressivement la sécurité, plusieurs familles envisagent désormais un retour sur leurs terres d’origine.
HO/te/Sf/APA






