La Cour des comptes algérienne a rendu public son rapport annuel 2025, pointant les faiblesses de l’administration.
La rapport annuel 2025 de la Cour des comptes, document officiel présenté comme un outil de bonne gouvernance, met à jours les faiblesses de l’administration algérienne. Alors que sa portée opérationnelle et l’impact réel sur la gestion publique interrogent, au regard de la récurrence des dysfonctionnements signalés.
Le rapport s’inscrit, selon l’institution, dans le cadre constitutionnel fixé par l’article 199 de la Constitution et par l’ordonnance n°95-20 régissant son fonctionnement. Le document synthétise les travaux de contrôle menés au titre du programme annuel, accompagnés de recommandations et des réponses des administrations concernées, conformément au principe de la procédure contradictoire. Officiellement, l’objectif affiché demeure inchangé : promouvoir une gestion saine et plus performante des ressources publiques.
Dans les faits, le rapport compile 13 notes d’insertion et 38 recommandations, réparties entre les administrations de l’État, les collectivités locales et les établissements et entreprises publics. Une quatrième partie détaille le fonctionnement interne de la Cour, ses moyens humains et budgétaires ainsi que ses activités de coopération internationale. Cette architecture classique reflète une volonté de couverture exhaustive du périmètre public, sans pour autant lever les ambiguïtés sur la capacité réelle de suivi et de mise en œuvre des recommandations formulées.
S’agissant des administrations centrales, la Cour met en avant quatre contrôles thématiques sensibles : la résilience du système national de santé face aux crises, l’évaluation du plan national cancer 2015-2019, les parcs technologiques et la numérisation de l’administration publique, notamment via l’Agence nationale pour la promotion et le développement des parcs technologiques. À cela s’ajoute l’examen du rôle des directions de wilaya de la programmation et du suivi budgétaires dans la maîtrise des projets d’équipement public. Autant de chantiers stratégiques où les constats de lenteurs, de coordination insuffisante et d’efficacité limitée reviennent de manière récurrente dans les rapports successifs.
Au niveau local, sept opérations de contrôle ont ciblé la gestion communale, mettant en lumière des faiblesses structurelles persistantes : gestion des ressources humaines, urbanisation mal maîtrisée, accès inégal aux services publics essentiels, défaillances dans les réseaux d’assainissement ou encore pilotage incertain des programmes d’énergies renouvelables. Ces constats soulignent moins des anomalies ponctuelles qu’un déficit chronique de capacités administratives et de gouvernance territoriale.
MK/AK/Sf/APA







