Face à la crise des déchets qui asphyxie plusieurs communes de la capitale économique, l’Exécutif ivoirien passe à l’offensive. Des dysfonctionnements majeurs dans le circuit de ramassage, de groupage et d’enlèvement des ordures ménagères ont récemment provoqué un amoncellement critique de détritus dans le District d’Abidjan, suscitant la colère des riverains et une prompte réaction au sommet de l’État.
Devant l’urgence sanitaire et environnementale, le Premier ministre ivoirien, Robert Mambé, a tapé du poing sur la table en annonçant une série de mesures d’urgence. Ces directives, immédiatement relayées par le ministre de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Salubrité, prennent la forme d’une injonction stricte adressée aux opérateurs privés du secteur de la salubrité urbaine.
L’ordre est clair : normaliser la situation dans les plus brefs délais sous peine de sanctions. Cette mise en demeure commence à porter ses fruits. Réuni en Conseil, le gouvernement s’est félicité du retour progressif à la normale constaté ces derniers jours dans les artères d’Abidjan.
Les entreprises de collecte ont intensifié leurs rotations pour résorber les dépotoirs sauvages qui menaçaient le cadre de vie des populations. L’affaire est prise très au sérieux au plus haut niveau de l’État. Le chef de l’État suit personnellement et de près l’évolution de ce dossier sensible.
Il a formellement instruit le Premier ministre d’assurer un suivi rigoureux des opérations de nettoyage et de lui faire un compte rendu régulier de la situation, afin de garantir qu’Abidjan retrouve durablement son lustre d’antan.
AP/Sf/APA







