Le gouvernement égyptien prévoit d’allouer 90 milliards de livres égyptiennes au soutien de la production et de l’entrepreneuriat dans le budget 2026/2027, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer l’activité industrielle, les exportations et les secteurs sociaux.
L’Égypte consacrera 90 milliards de livres égyptiennes au soutien de la production et de l’entrepreneuriat dans son budget pour l’exercice 2026/2027, a annoncé dimanche le ministre des Finances Ahmed Kouchouk. Cette enveloppe s’inscrit dans une politique budgétaire orientée vers le renforcement des secteurs productifs et l’accélération de la croissance industrielle et agricole.
Selon un communiqué du ministère des Finances, 48 milliards de livres seront affectés au remboursement des charges à l’exportation afin de soutenir la compétitivité des entreprises sur les marchés internationaux. Le secteur du tourisme bénéficiera également d’un appui de près de 7 milliards de livres, tandis que plusieurs mécanismes de financement ciblés accompagneront les activités productives.
Le ministre a précisé que 6 milliards de livres seront mobilisés sous forme de facilités de financement pour les secteurs de la production, 5 milliards pour les petites entreprises, 5 milliards pour l’industrie automobile et 2 milliards pour les industries considérées comme prioritaires. Le gouvernement entend ainsi renforcer les capacités de production locales et encourager les exportations de biens et de services.
Cette orientation économique s’accompagne d’un effort marqué en faveur des dépenses sociales. Le budget de la santé enregistrera une hausse de 30%, tandis que celui de l’éducation progressera de 20%. Une enveloppe de 47,5 milliards de livres sera consacrée aux soins, à l’assurance maladie et aux médicaments, soit une augmentation annuelle de 69%, selon les données communiquées par le ministère.
Le projet de budget 2026/2027, déjà approuvé par le gouvernement, prévoit des recettes de 4 000 milliards de livres égyptiennes, en hausse de 27,6%, pour des dépenses de 5 100 milliards de livres, en progression de 13,2%. Les programmes de protection sociale bénéficieront de 832,3 milliards de livres, illustrant la place accordée aux priorités sociales dans les finances publiques.
À travers cette trajectoire budgétaire, les autorités égyptiennes visent à ramener le déficit public à 4,9% du produit intérieur brut d’ici juin 2027 et à réduire la dette publique à 78% du PIB sur la même période. Ces objectifs interviennent alors que Le Caire cherche à consolider ses équilibres macroéconomiques tout en soutenant l’investissement productif et l’activité des entreprises.
MK/Sf/APA







