Les autorités des Seychelles ont lancé une révision des procédures de sécurité de la State House à la suite d’un incident survenu le 11 avril, au cours duquel un véhicule a forcé le portail principal, a confirmé la police lundi.
Une intrusion au palais présidentiel des Seychelles, qui a causé des dommages au bâtiment, a entraîné l’activation immédiate des protocoles de sécurité et une intervention rapide des forces de l’ordre.
Les autorités ont indiqué que cette révision vise à renforcer la protection de la State House, notamment par l’amélioration des systèmes opérationnels et une coordination plus étroite avec la police afin de garantir des réponses plus efficaces en cas d’incident futur.
Le suspect, placé en détention provisoire pour 14 jours après sa comparution devant le tribunal lundi, fait l’objet d’une enquête pour plusieurs infractions, dont violation de domicile, conduite dangereuse, cybercriminalité et des accusations potentiellement liées au terrorisme.
Les premiers éléments de l’enquête suggèrent que l’individu était en état d’ivresse et aurait filmé l’incident afin de le diffuser sur les réseaux sociaux.
La police a précisé que l’enquête a été élargie pour examiner l’activité en ligne liée à l’affaire, les enquêteurs cherchant à déterminer s’il y a eu incitation ou encouragement de la part de tiers.
Le commissaire de police Godfra Hermitte a indiqué qu’une expertise psychologique est en cours afin d’évaluer l’état mental du suspect. Il a précisé qu’un psychologue légiste et une unité spécialisée en psychologie légale travaillent actuellement à la rédaction d’un rapport.
Il a rejeté les accusations de mauvais traitements en détention et confirmé que l’enquête porte également sur des incidents antérieurs impliquant le suspect, notamment une intrusion à Bel Ombre et sur une base militaire à Barbarons.
Jean Attala des Forces de défense des Seychelles a précisé que le suspect n’est pas militaire, bien qu’il ait suivi une brève formation avant de demander sa libération en 2024.
Le président Patrick Herminie a condamné cette infraction, la qualifiant d’atteinte grave aux institutions nationales, tout en assurant au public qu’il n’existe aucune menace pour lui-même ou son personnel, et que les activités de la présidence se poursuivent normalement.
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