Près de 180 habitants de Camp Dere, un village situé à sept kilomètres de Bouar, dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), ont été sensibilisés aux risques liés aux restes d’engins explosifs de guerre, a annoncé lundi le Service de lutte antimines des Nations Unies (UNMAS).
La campagne de sensibilisation sur les risques liés aux restes d’engins explosifs de guerre, organisée le 7 août, au Camp Dere en RCA, intervient alors que plusieurs accidents liés à ces engins ont été signalés dans la préfecture de la Nana-Mambéré, selon UNMAS.
« Cette séance de sensibilisation a été organisée en réponse à une augmentation des accidents signalés, notamment dans la région de la Nana-Mambéré », a expliqué Stella Ouanga Ngoamara, chargée de sensibilisation à UNMAS.
Les enfants figurent parmi les principales victimes de ces accidents, a-t-elle ajouté.
« Ils ramassent ou jouent avec ces objets, s’en approchent, provoquant des explosions qui causent des blessures graves ou la mort », a-t-elle précisé.
Au cours de la séance, les participants ont appris à identifier différents types d’engins explosifs, notamment des grenades, munitions, roquettes, obus et mines, à partir d’exemples et d’illustrations.
UNMAS leur a notamment rappelé les consignes à suivre en cas de découverte d’un objet suspect : « Ne pas toucher, ne pas s’approcher, alerter ».
Les habitants ont également été invités à signaler les engins suspects aux autorités compétentes, notamment aux Forces armées centrafricaines (FACA), à la gendarmerie ou à UNMAS.
Plusieurs participants ont demandé que ces campagnes soient étendues à d’autres localités exposées aux mêmes risques dans la Nana-Mambéré.
La séance a également abordé d’autres questions de protection, notamment les conflits liés à la transhumance, la protection des enfants contre leur implication dans les groupes armés, l’enregistrement des naissances, la scolarisation et les violences basées sur le genre.
ARD/te/Sf/APA







