Le vice-ministre ghanéen de l’Intérieur, Ebenezer Okletey Terlabi, a appelé à renforcer et à élargir les dispositifs de sécurité dans le secteur minier, estimant que la protection de l’économie minière ne saurait se limiter à la sécurisation des sites d’exploitation.
Selon lui, l’évolution des menaces sécuritaires impose une meilleure coordination entre les institutions publiques, les services de sécurité et de renseignement, les compagnies minières, les établissements financiers, les autorités chargées du contrôle des frontières et les communautés locales.
Intervenant lors de la sixième conférence sur la sécurité minière en Afrique de l’Ouest (WAMS), à Accra, M. Terlabi a souligné que la sécurité du secteur minier devait désormais être intégrée à l’architecture globale de sécurité nationale et régionale.
Il a également appelé à privilégier des partenariats adaptés aux réalités locales, plutôt que de reproduire mécaniquement des modèles appliqués dans d’autres pays. Une approche jugée d’autant plus importante que l’Afrique de l’Ouest dispose d’importantes ressources minières, notamment en or, bauxite, manganèse, lithium et minerai de fer, qui représentent un potentiel majeur pour le développement industriel et l’économie mondiale.
Le vice-ministre a réaffirmé l’engagement du Ghana à construire un secteur minier dans lequel la sécurité protège les investissements légitimes, favorise la création d’opportunités économiques et contribue au renforcement des communautés ainsi qu’à la stabilité nationale et régionale.
Sécurité, environnement et coopération
Prenant également la parole, la haut-commissaire désignée de l’Australie au Ghana, Keara Shaw, a insisté sur l’importance de la sécurité, de pratiques environnementales responsables et d’un dialogue constructif pour assurer la durabilité de l’industrie minière africaine.
Elle a estimé que les dispositifs de sécurité devaient à la fois protéger les populations, préserver les activités économiques légitimes et contribuer à lutter contre la criminalité organisée et les risques environnementaux qui affectent le secteur.
Mme Shaw a par ailleurs présenté la conférence WAMS comme une plateforme importante d’échanges entre les différents acteurs de l’industrie, leur permettant de partager leurs expériences et de renforcer leur coopération face à l’évolution des menaces sécuritaires.
Selon un communiqué diffusé par le groupe APO pour le compte du ministère ghanéen de l’Intérieur, la conférence a été organisée par le haut-commissariat d’Australie au Ghana, en collaboration avec l’Australian-Africa Minerals & Energy Group (AAMEG) et MS Risk.
La rencontre a réuni des représentants du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des responsables des services de sécurité et de renseignement, des dirigeants du secteur minier ainsi que d’autres parties prenantes, autour des nouveaux défis sécuritaires auxquels l’industrie minière ouest-africaine est confrontée.
GIK/fss/te/APA





