Le Département de la défense des États-Unis a rendu publique, le 12 janvier, une notification officielle adressée au Congrès concernant un projet de vente d’armements au Royaume du Maroc. Publiée au Federal Register, cette notification constitue une étape procédurale obligatoire avant toute conclusion contractuelle. Le média marocain Le360 rapporte que cette publication s’inscrit dans le strict respect des mécanismes de contrôle prévus par la législation américaine.
Selon le document transmis par la Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l’opération envisagée porte sur l’acquisition potentielle de 600 missiles sol-air portables FIM-92K Stinger Block I, pour un coût global estimé à 825 millions de dollars. La notification, initialement transmise au Congrès le 15 avril 2025, intervient en application de la section 36(b)(1) de l’Arms Export Control Act, qui impose à l’exécutif américain de soumettre toute vente d’armement d’un montant significatif à l’examen préalable du pouvoir législatif.
Comme le souligne le média , cette démarche ne constitue ni une autorisation de livraison ni un engagement contractuel définitif. Elle représente toutefois un jalon institutionnel indispensable à la poursuite du processus. La demande émane des autorités marocaines et a été jugée recevable par Washington au regard de ses orientations en matière de politique étrangère et de sécurité nationale, le Maroc étant qualifié d’allié majeur hors OTAN et présenté comme un facteur de stabilité politique et de progrès économique en Afrique du Nord.
Sur le plan sectoriel, le projet inclut, outre les missiles FIM-92K Stinger Block I, des prestations de soutien relevant du gouvernement américain et de ses contractants, notamment en matière d’ingénierie, de logistique et d’assistance technique. L’ensemble de ces composantes est intégré dans l’évaluation financière globale de l’opération, arrêtée à 825 millions de dollars, soit environ 760 millions d’euros au taux de change en vigueur.
Le missile FIM-92K Stinger Block I est décrit par les autorités américaines comme un système de défense aérienne léger, autonome et rapidement déployable par des unités terrestres, conçu pour neutraliser des cibles aériennes à basse altitude. Le document officiel insiste sur la sensibilité technologique des équipements concernés, classifiés à un niveau qualifié de secret. Selon Le360, Washington estime toutefois que le Maroc dispose des capacités nécessaires pour assurer un niveau de protection des technologies sensibles équivalent à celui appliqué par les États-Unis.
Enfin, les autorités américaines indiquent que la mise en œuvre de cette vente ne nécessiterait pas le déploiement de personnel supplémentaire américain sur le territoire marocain. Aucun accord de compensation industrielle n’est, à ce stade, identifié. Les contractants principaux pressentis sont RTX Corporation et Lockheed Martin. Le Département de la défense affirme que cette vente proposée, si elle venait à être approuvée par le Congrès, ne modifierait pas l’équilibre militaire fondamental dans la région.







