Selon le communiqué de la mission onusienne en Libye, l’entretien de ce mardi avec la représentante Hanna Tetteh a porté sur les derniers développements politiques et sécuritaires dans le pays, ainsi que sur les efforts de la mission de l’ONU pour faire avancer sa feuille de route, en particulier les réunions dites de « mini-dialogue » destinées à rapprocher les positions des principaux acteurs libyens. Les deux responsables ont également abordé les moyens d’unifier les institutions militaires et sécuritaires du pays, toujours divisées entre l’est et l’ouest depuis plus d’une décennie.
Dans le communiqué, Al-Lafi a réaffirmé son soutien au processus politique conduit par l’ONU ainsi qu’aux conclusions du Dialogue structuré, un cadre de discussions réunissant les principales institutions libyennes. Il a insisté sur la nécessité de s’attaquer aux questions de fond -sans les préciser davantage- jugées indispensables pour parvenir à la paix et à la stabilité, et pour créer les conditions d’élections inclusives, longtemps repoussées dans le pays.
Cette rencontre intervient alors que le Conseil présidentiel traverse une période de vives tensions internes. Mardi, l’un de ses trois membres, Moussa Al-Koni, a publiquement contesté la légitimité de la récente décision concernant le renseignement, affirmant ne l’avoir ni approuvée ni signée. Il a estimé que toute décision attribuée au Conseil présidentiel devait, pour être valide, résulter d’un vote collectif de ses membres, conformément à l’Accord politique libyen de 2015, faute de quoi elle serait dépourvue d’effet juridique.
Dimanche, le Conseil présidentiel avait annoncé la destitution de Hussein Al-Ayeb de la direction du Service général du renseignement, remplacé par Abdulmajid Mliqta, un choix présenté par plusieurs sources comme proche du Premier ministre du gouvernement d’union nationale, Abdul Hamid Dbeibah. Cette nomination a immédiatement suscité des critiques quant à la procédure suivie.
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