Les autorités libyennes ont officiellement sollicité l’appui de la Cour pénale internationale pour les enquêtes sur une cellule accusée d’avoir ciblé des installations civiles stratégiques à Tripoli et Zawiya.
La Libye a adressé une demande officielle au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) afin d’obtenir un soutien technique et juridique dans les investigations visant une cellule soupçonnée d’avoir préparé des attaques contre des infrastructures civiles essentielles à Tripoli et Zawiya. L’annonce a été faite par le président du Conseil présidentiel, Mohammed Menfi, dans un communiqué publié dimanche.
Selon les autorités, la demande a été transmise par les voies diplomatiques officielles par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en coordination avec le ministère de la Défense. Cette démarche vise à renforcer la coopération avec la CPI dans la conduite des enquêtes, à faciliter les échanges d’informations et à contribuer à l’identification ainsi qu’à la poursuite des personnes impliquées.
Les premières investigations menées par les services de sécurité indiquent que la cellule aurait ciblé des réservoirs de stockage de carburant et des centrales électriques dans le cadre d’un plan qualifié de terroriste par les autorités. Selon le communiqué, ces actions avaient pour objectif d’endommager des infrastructures civiles vitales et de mettre en danger la population. Les forces de sécurité et l’Autorité nationale de sécurité affirment avoir réussi à contenir les opérations et à déjouer une partie des attaques projetées.
Mohammed Menfi estime que la nature et la gravité des faits présumés, ainsi que les circonstances de leur commission, pourraient relever de la compétence matérielle de la CPI en vertu du Statut de Rome. Il évoque la possibilité que ces actes puissent constituer des crimes contre l’humanité ou un génocide, tout en sollicitant l’expertise de la juridiction internationale dans l’évaluation juridique des faits.
Le président du Conseil présidentiel a également indiqué que plusieurs ressortissants étrangers figuraient parmi les personnes soupçonnées, notamment des citoyens d’États parties au Statut de Rome ainsi que des Libyens disposant d’une double nationalité. Selon lui, cet élément renforce l’intérêt d’une coopération internationale dans la poursuite de l’enquête.
Enfin, les autorités libyennes ont fait savoir qu’elles étaient disposées à approfondir leur coopération avec le Bureau du Procureur de la CPI, notamment par la transmission d’informations et d’éléments de preuve susceptibles d’éclairer l’examen du dossier dans le cadre des dispositions prévues par le Statut de Rome.
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