Les autorités tunisiennes annoncent un durcissement de leur dispositif contre le trafic de stupéfiants, dans un contexte de hausse des saisies et de la consommation observée ces dernières années.
La Tunisie a engagé un renforcement de sa lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants, quelques jours après l’annonce de mesures similaires en Algérie. Les autorités tunisiennes présentent cette offensive comme une réponse à l’augmentation des saisies de drogue et à la progression de la consommation enregistrées ces dernières années.
Le président Kaïs Saïed a placé la lutte contre le narcotrafic parmi les priorités sécuritaires de l’État, dans un contexte où les appels à un durcissement des sanctions se sont multipliés au sein de la classe politique. Dès le mois de mai, le député Fakhreddine Fadhloun avait publiquement plaidé pour un renforcement de la réponse pénale contre les trafiquants et les consommateurs de stupéfiants.
Les autorités entendent intensifier les opérations des forces de sécurité contre les réseaux de distribution et les circuits d’approvisionnement, tout en renforçant la coordination entre les différents services chargés de la lutte contre la criminalité organisée. Cette stratégie vise à limiter la circulation des substances illicites et à démanteler les filières actives sur le territoire tunisien.
Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte régional marqué par une montée des préoccupations liées au narcotrafic en Afrique du Nord. En Algérie également, les autorités ont récemment annoncé un renforcement de leur dispositif contre les réseaux criminels impliqués dans le trafic de drogue, alors que les quantités saisies ont fortement augmenté ces dernières années.
Au-delà de la dimension sécuritaire, les autorités tunisiennes mettent en avant les conséquences sociales du phénomène, notamment son impact sur les jeunes et sur la sécurité publique. Le renforcement des contrôles et des poursuites judiciaires s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à contenir l’expansion des réseaux criminels et à réduire la circulation des stupéfiants dans le pays.
MK/AK/Sf/APA





