La Force de soutien des directions de la région occidentale libyenne a annoncé jeudi la mort de deux de ses agents et les blessures de deux autres à la suite d’une attaque par drone ayant ciblé ses patrouilles dans la zone d’Al-Ajilat. Selon le communiqué officiel, l’incident s’est produit alors que les forces intervenaient à la suite d’un signalement faisant état d’une embarcation suspecte en mer, destinée au transport de migrants en situation irrégulière.
D’après les éléments fournis, les patrouilles du bureau local s’étaient rendues sur place après l’alerte d’un citoyen. Elles ont constaté qu’un groupe de migrants s’apprêtait à embarquer, avant de prendre la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre. Deux individus ont toutefois été interpellés. C’est au moment où les agents tentaient de remorquer l’embarcation hors de l’eau que le drone aurait frappé, provoquant la mort de deux membres des forces de sécurité et des blessures de gravité variable pour deux autres.
Le parquet compétent a annoncé l’ouverture officielle d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de cette attaque et d’établir les responsabilités pénales, conformément aux procédures en vigueur. Les autorités judiciaires n’ont, à ce stade, fourni aucune indication sur l’origine du drone ni sur les auteurs présumés de l’attaque, laissant planer une forte incertitude sur la nature et les motivations de cet acte.
Dans son communiqué, la Force de soutien des directions a exprimé sa « ferme condamnation » de ce qu’elle qualifie d’« acte hostile », rappelant qu’elle a, au cours des dernières années, secouru des milliers de migrants en mer et assuré une assistance humanitaire et médicale dans des conditions souvent difficiles. L’institution estime que cette attaque pose « des questions légitimes » sur les parties susceptibles d’être affectées par le succès de ses opérations contre l’immigration clandestine.
La police a, de son côté, confirmé l’ouverture d’une enquête « urgente et transparente » pour identifier les responsables et les tenir pleinement comptables des conséquences sécuritaires de cette attaque. Elle a également appelé les autorités nationales à privilégier l’intérêt public et à éviter toute décision susceptible d’affaiblir l’appareil sécuritaire de l’État, tout en réaffirmant son droit légal de prendre les mesures nécessaires pour protéger son personnel et ses moyens.
Cet incident intervient dans un contexte libyen marqué par une fragmentation persistante de l’autorité sécuritaire et par la prolifération d’acteurs armés et de technologies militaires, dont l’usage de drones, qui continue de compliquer la stabilisation durable du pays.
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