L’ouverture de la 93ᵉ Assemblée générale de l’Interpol a été présentée comme une confirmation du rôle central du Maroc dans l’architecture sécuritaire mondiale.
Selon le président de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol), Ahmed Naser Al-Raisi, la tenue de la 93e Assemblée générale à Marrakech « distingue la contribution du Maroc à la sécurité internationale » et reflète une présence « constante et agissante » du pays dans les enceintes dédiées à la sûreté.
Le président de l’Organisation a souligné « être extrêmement heureux d’être dans notre cher pays, le Maroc, un pays de sécurité et de paix », estimant que la coopération policière internationale constitue « une responsabilité indivisible » fondée sur une action collective. L’accueil de ce rassemblement, programmé du 24 au 27 novembre, illustre selon lui la place singulière du Royaume au sein des structures de l’Interpol et son appui continu aux travaux de l’Organisation.
M. Al-Raisi a également mis en avant la position géostratégique du Maroc, situé à l’intersection de l’Afrique, du monde arabe et de l’Europe, un emplacement qui en fait un acteur naturel des échanges sécuritaires entre les continents. Il a rappelé que « la plupart des opérations menées dans la région ont vu le Maroc figurer parmi les premiers pays présents », décrivant un rôle « majeur et central » dans la préservation de la sûreté mondiale. Il a aussi souligné que le Royaume, actuellement vice-président de l’Interpol pour l’Afrique, multiplie les initiatives avec les États du continent, notamment en matière de formation et d’opérations conjointes.
Sur le plan institutionnel, le président de l’OIPC-Interpol s’est dit « extrêmement fier des réalisations du Maroc dans le domaine de la sécurité, en Afrique comme à l’international », saluant également la capacité du pays à accueillir des événements d’envergure, tels que la Coupe d’Afrique 2025 et le Mondial 2030. Il a détaillé les évolutions en cours au sein de l’Organisation : élargissement des bases de données, montée en puissance des opérations conjointes, renforcement de la représentation féminine et garantie d’un équilibre continental dans les organes dirigeants.
Composée de délégués mandatés par les gouvernements membres, l’Assemblée générale se réunit chaque année pour arrêter les orientations de politique générale, définir les moyens de coopération internationale, améliorer les méthodes de travail et examiner les questions financières. Les décisions adoptées prennent la forme de résolutions. Ce rendez-vous constitue enfin l’une des principales plateformes d’échange entre responsables des services chargés de l’application de la loi, favorisant le partage d’expertises et la consolidation de coopérations durables.
MK/AK/APA







