Le ministère gambien de l’Intérieur a mis en garde lundi les partis politiques contre l’utilisation de personnels de sécurité portant des uniformes, insignes ou équipements non autorisés, rappelant que cette pratique constitue une violation de la législation en vigueur.
Dans un communiqué publié le 21 septembre 2026, l’unité chargée de la sécurité privée au sein du ministère gambien de l’Intérieur dit avoir constaté le déploiement de personnes vêtues de tenues de sécurité et présentées comme travaillant pour le compte de partis politiques.
Selon le ministère, ces personnes ne relèvent ni d’une institution de sécurité de l’État, ni d’une société de sécurité privée enregistrée et réglementée par les autorités compétentes.
Le gouvernement gambien s’inquiète particulièrement du fait que certains de ces personnels portent des uniformes, insignes et équipements ressemblant à ceux utilisés par les forces de sécurité et les services de maintien de l’ordre de l’État.
Le ministère rappelle que l’article 23 de la loi sur les sociétés de sécurité privée interdit à un agent de sécurité privée d’utiliser un uniforme, une casquette, un insigne ou tout autre signe distinctif sans l’approbation préalable du ministre de l’Intérieur.
La même disposition interdit au ministre d’approuver un uniforme ou un équipement lorsqu’il estime qu’il présente des similitudes avec ceux utilisés par les forces de sécurité ou les forces de l’ordre gambiennes.
Le ministère considère ainsi que le port d’uniformes ou de tenues n’ayant pas fait l’objet d’une approbation officielle constitue une infraction à la loi.
Dans ce contexte, les partis politiques sont encouragés à solliciter le Bureau de l’inspecteur général de la police pour assurer, lors de leurs rassemblements, le contrôle des foules, la régulation de la circulation, la protection rapprochée de leurs responsables et le maintien de l’ordre public.
Les formations politiques qui souhaitent recourir à des sociétés de sécurité privées pour ces services sont également invitées à respecter strictement les dispositions légales relatives aux uniformes et équipements autorisés.
Le ministère appelle enfin les partis et l’ensemble du public à mettre immédiatement fin à l’utilisation de tenues et équipements de sécurité non autorisés et à consulter les autorités compétentes afin de garantir la conformité de leurs activités avec la législation gambienne.
TE/Sf/APA





