Le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, a salué la hausse des entrées de capitaux privés au Nigeria, passées de 300 millions de dollars en 2023 à environ 6 milliards de dollars en 2026.
Il s’est exprimé lundi à Bangkok, lors d’une rencontre avec le ministre nigérian des Finances et chargé de la Coordination de l’économie, Taiwo Oyedele, et le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Olayemi Cardoso.
Cette réunion s’est tenue en marge des Assemblées annuelles 2026 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes de garantie de la Banque mondiale susceptibles de faciliter le financement des infrastructures et de favoriser de nouveaux investissements privés dans l’économie nigériane.
Ajay Banga a également salué les avancées du Nigeria dans la mise en œuvre de ses réformes économiques. Les discussions ont porté sur les moyens de convertir la stabilité macroéconomique en une croissance plus soutenue, une augmentation des investissements privés et une meilleure mobilisation des recettes intérieures.
De son côté, Taiwo Oyedele a souligné l’amélioration des performances économiques du pays, indiquant que le ratio des recettes fiscales au produit intérieur brut (PIB) était passé d’environ 7 % à 12,5 %.
Selon le ministre, cette évolution renforce la capacité de l’État à financer les investissements publics sans recourir à la monétisation du déficit budgétaire.
Il a identifié les infrastructures énergétiques et le développement du capital humain comme des priorités nécessitant des investissements publics continus. Ces secteurs sont essentiels, selon lui, pour renforcer la compétitivité des entreprises, améliorer la productivité et favoriser la création d’emplois.
Cette rencontre s’inscrit dans la stratégie du gouvernement nigérian visant à consolider les acquis des réformes économiques et à attirer davantage de capitaux grâce à des partenariats avec les institutions de développement.
L’enjeu consiste désormais à transformer l’amélioration des indicateurs économiques en investissements productifs, en nouvelles possibilités d’emploi et en une hausse du niveau de vie de la population.
Les échanges ont enfin mis en évidence la nécessité d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques afin de garantir des retombées économiques et sociales mesurables.
GIK/lb/te/APA





