Le Burkina Faso a décidé de créer une société viticole à participation publique majoritaire, dotée d’un capital initial d’un milliard de FCFA et nécessitant un investissement estimé à 9,8 milliards, pour produire du vin localement et réduire sa dépendance aux importations, selon le gouvernement.
Le Conseil des ministres burkinabé, réuni jeudi sous la présidence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a adopté un décret portant création de la Société viticole du Burkina (SOVIB).
Cette société d’économie mixte sera implantée à Bobo-Dioulasso, dans l’ouest du pays. Son capital initial sera détenu à 45% par l’État, à 10% par BRAFASO et à 45% par le secteur privé burkinabè, selon le compte rendu officiel.
« La SOVIB permettra la création de centaines d’emplois et la transformation de vignes produites au Burkina Faso », a déclaré le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, cité par la présidence.
Le gouvernement entend valoriser le potentiel agricole national et diversifier la production industrielle grâce à la transformation de matières premières locales.
Le Burkina Faso importe actuellement la quasi-totalité du vin et des spiritueux consommés sur son marché. Selon des données rapportées par le média Sirainfo, les importations de vin ont représenté 13,08 milliards de FCFA cumulés entre 2020 et 2024.
Un site pilote de quatre hectares à Bèga, dans la zone de Bagré, expérimente par ailleurs la culture de la vigne, avec plus de 17.000 plants répartis entre 12 variétés.
La création de la SOVIB s’inscrit dans la stratégie des autorités burkinabè visant à renforcer la souveraineté économique et à développer l’industrialisation nationale.
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