Les négociations directes menées à Islamabad entre les Etats-Unis et l’Iran ont pris fin dimanche, sans accord entre les deux parties, laissant planer un doute sur le respect de la trêve de deux semaines conclu mercredi.
Après l’échec des négociations Iran/Etats-Unis, à Islamabad dimanche, le Pakistan, médiateur dans ces pourparlers de plus de 20 heures, a appelé à ce que la trêve reste observée.
Côté américain ou iranien, personne ne s’est exprimé sur le devenir de ce cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril.
Après les négociations, une réunion en personne à plus haut niveau entre les deux pays ennemis depuis près de 50 ans et la Révolution islamique de 1979, le vice-président américain JD Vance a quitté le Pakistan après, selon lui, une « offre finale et la meilleure possible », rapportent des médias .
S’il a déploré lors d’une brève conférence de presse l’absence de « promesse ferme » de Téhéran pour un abandon de son programme d’armement nucléaire, JD Vance a souligné qu’il accordait encore du temps à l’Iran pour examiner l’offre des Etats-Unis.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui menait la délégation iranienne, a, pour sa part, critiqué sur X les Etats-Unis « incapables », selon lui, de gagner la confiance de l’Iran pendant les négociations.
Téhéran avait confirmé la fin des discussions, imputant leur échec aux « demandes déraisonnables » des Etats-Unis, selon la télévision d’Etat iranienne.
« Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s’y attendait », a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, parlant d’ « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a évoqué « la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations ».
En six semaines de conflit, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.
Après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a dit que le Liban, où il combat le Hezbollah, n’était pas inclus dans l’accord.
AK/Sf/APA







