La Présidence tchadienne a rejeté lundi les accusations du député Takilal Ndolassem Hilaire, qui affirme que des collaborateurs du chef de l’État exigeraient des sommes d’argent pour obtenir une audience présidentielle, qualifiant ces allégations d’infondées et se réservant le droit d’engager des poursuites judiciaires.
Dans un communiqué signé par le ministre directeur du Cabinet civil du président de la République tchadienne, Aziz Mahamat Saleh, portant un démenti à des allégations de trafic d’audience, la Présidence rappelle que toute demande d’audience suit une procédure administrative « claire, transparente et rigoureusement encadrée », avant d’être soumise à la décision du chef de l’État.
Le Cabinet souligne que le dépôt d’une demande ne vaut ni acceptation ni programmation automatique d’un rendez-vous.
Répondant directement aux déclarations du député Takilal Ndolassem Hilaire, diffusées le 29 juillet sur Facebook, la Présidence affirme que la demande d’audience de l’élu avait déjà été approuvée pour programmation par le chef de l’État le 27 juillet, soit deux jours avant la publication de la vidéo.
Dans cette vidéo, le parlementaire soutenait avoir déposé 17 demandes d’audience et accusait des collaborateurs présidentiels de lui avoir réclamé cinq millions de francs CFA pour faciliter l’accès au chef de l’État.
Estimant que ces accusations portent atteinte à l’honneur de ses collaborateurs et à la crédibilité des institutions, le Cabinet civil indique qu’il se réserve le droit d’engager « toute action judiciaire appropriée ».
Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition. La veille, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, avait dénoncé les attaques personnelles sur les réseaux sociaux visant les plus hautes autorités de l’État.
Le député avait répliqué publiquement sur Facebook, revendiquant sa légitimité populaire, dans un échange qui a alimenté les débats sur les rapports entre les institutions et les acteurs politiques. Le communiqué de la Présidence constitue ainsi une réponse officielle et directe aux accusations formulées contre les collaborateurs du chef de l’État.
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