À seize mois des élections législatives, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, entame une réorganisation stratégique de son parti, le Rassemblement national des indépendants (RNI), pour renforcer sa majorité et renouveler ses cadres.
Depuis juin, une cellule électorale du parti du Premier ministre marocain, dirigée par Rachid Talbi Alami, pilote la préparation du scrutin. Elle associe jeunes cadres du parti RNI, technocrates et experts en communication, avec pour mission de valoriser le bilan gouvernemental : protection sociale, relance post-Covid, réforme de l’école, appui aux TPE ou encore investissements régionaux.
Le RNI mise sur une « territorialisation des résultats », en adaptant sa communication aux enjeux locaux. Des cellules ont été installées dans plusieurs régions clés (Casablanca, Fès, Oujda, Laâyoune…), avec un ciblage renforcé des jeunes, des femmes et des zones rurales, notamment là où l’abstention a été forte en 2021.
Le parti prévoit aussi de rajeunir ses listes, avec un tiers de candidats de moins de 40 ans, conformément à l’appel royal pour un renouvellement des élites. Des formations internes sont en cours pour préparer cette relève.
Alors que le PJD s’effrite et que le PAM stagne, le RNI vise un second mandat et un leadership renforcé. Mais il devra composer avec les tensions sociales, les inégalités régionales et une certaine défiance envers la classe politique.
Si Aziz Akhannouch n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, il semble déjà engagé dans la bataille électorale, en alignement avec la vision royale du développement.
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