Un tribunal du Soudan du Sud a statué qu’il était compétent pour juger l’affaire de trahison visant l’ancien vice-président Riek Machar, malgré l’appel de ce dernier demandant l’abandon des poursuites.
Le procès de Riek Macharcet des sept ci-inculpés reprend mercredi, selon la décision rendue lundi, a cour spéciale chargée d’examiner la recevabilité de l’affaire ayant estimé qu’elle agissait dans le cadre de sa juridiction.
Machar et sept coaccusés sont poursuivis pour trahison, crimes contre l’humanité et responsabilité dans la mort d’au moins 250 soldats, dont un officier supérieur, lors d’une attaque menée par la milice Nuer dite “White Army” contre un poste de l’armée dans l’État du Haut-Nil en mars dernier.
Cette milice est considérée comme alliée de M. Machar, qui rejette toute implication et dénonce un procès politiquement motivé.
La reprise du procès est prévue pour mercredi, après que la cour a rejeté les objections de la défense, notamment celles fondées sur une prétendue immunité de poursuites.
Lundi, Juba affichait une atmosphère tendue, plusieurs fonctionnaires et travailleurs du secteur privé ayant évité de se rendre au travail, craignant des troubles à l’approche du procès.
Le Soudan du Sud, plus jeune État du monde, est plongé dans la tourmente depuis que Machar a été accusé d’avoir tenté un coup d’État en décembre 2013.
Malgré plusieurs accords de paix, dont celui ayant conduit à la formation d’un gouvernement d’union fragile en 2018, la paix demeure précaire dans ce pays pétrolier d’environ 12 millions d’habitants.
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