Le Front de libération nationale (FLN) affirme vouloir tourner la page d’une longue période de transition interne afin de renforcer ses structures et d’améliorer ses résultats lors des prochaines échéances électorales.
Le Front de libération nationale (FLN), ancien parti unique et pilier historique du système politique algérien, affirme avoir achevé une vaste opération de restructuration interne engagée depuis près d’un an. L’objectif affiché par la direction du parti est de relancer son organisation et de préparer les prochaines échéances électorales après plusieurs années marquées par un recul relatif de son influence.
Selon le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmbarek, cette restructuration vise à mettre fin à une longue période de « transition » interne qui aurait duré près de quinze ans. Durant cette phase, explique-t-il, l’organisation du parti aurait été fragilisée par des mécanismes de nomination centralisés et par un affaiblissement des structures locales censées constituer la base de mobilisation politique.
La nouvelle direction affirme vouloir rétablir une organisation plus structurée autour des kasmas et des mouhafadhas, les échelons locaux traditionnels du parti. Cette architecture interne, héritée de l’époque où le FLN dominait entièrement la vie politique algérienne, est présentée par ses dirigeants comme un moyen de redonner aux militants un rôle dans la sélection des candidats aux élections législatives et locales.
Dans ses déclarations, Abdelkrim Benmbarek insiste sur la nécessité de renforcer la crédibilité de l’action politique et de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Selon lui, la solidité d’un État ne dépend pas seulement de ses ressources matérielles, mais aussi de la vitalité de son tissu politique et de la qualité du débat public.
La direction du parti reconnaît toutefois que cette restructuration n’a pas été sans tensions internes. Certaines figures du FLN, qualifiées par la direction d’« usurpateurs de responsabilités », se seraient opposées à la remise en cause de postes obtenus par nomination plutôt que par élection interne. Ces résistances illustrent les difficultés rencontrées par le parti dans sa tentative de réorganiser ses structures après plusieurs années de fragmentation.
La direction affirme également que cette situation aurait contribué aux résultats jugés décevants du FLN lors de certaines élections locales et législatives, notamment en 2021 où le parti n’a pas réussi à s’imposer dans un grand nombre de municipalités. La restructuration actuelle s’accompagne ainsi de mesures d’assainissement visant à renforcer la discipline interne et à rétablir un fonctionnement plus conforme aux statuts du parti.
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