Le Burkina Faso a réaffirmé son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et salué l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2797 consacrant le plan d’autonomie, a indiqué mardi son ministère des Affaires étrangères.
Le Burkina Faso a renouvelé, mardi 2 décembre, son appui « ferme et constant » à l’intégrité territoriale du Maroc, en saluant l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2797, qui consacre, dans le cadre de la souveraineté marocaine, le plan d’autonomie comme base « sérieuse, crédible et durable » pour parvenir à une solution au dossier du Sahara. Cette position a été exprimée par le chef de la diplomatie burkinabé, Karamoko Jean Marie Traoré, lors d’un entretien à Rabat avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
Selon le ministère burkinabé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a réaffirmé le soutien de son pays à l’initiative d’autonomie proposée par le Royaume, qu’il a qualifiée de seule voie crédible et réaliste pour résoudre le différend régional. L’entretien s’est tenu en marge de la Conférence sur les victimes du terrorisme en Afrique, organisée les 2 et 3 décembre dans la capitale marocaine.
Le ministre burkinabé a également rappelé l’ouverture par son pays d’un consulat général à Dakhla, le 23 octobre 2020, soulignant que cette représentation diplomatique illustre l’engagement du Burkina Faso aux côtés du Maroc. La présence burkinabé dans la région, a-t-il ajouté, traduit une volonté de renforcer les liens bilatéraux et d’appuyer les efforts de développement engagés dans les provinces du Sud.
Nasser Bourita a, pour sa part, exprimé la gratitude du Royaume pour la position « constante et indéfectible » du Burkina Faso, estimant que ce soutien contribue à « clarifier » les dynamiques africaines autour de la question du Sahara. Le ministre marocain a également salué la solidité de la coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines sécuritaire, diplomatique et économique.
Les deux responsables ont enfin évoqué la nécessité de poursuivre la coordination bilatérale sur les dossiers régionaux, dans un contexte marqué par la montée des menaces terroristes au Sahel et par les efforts africains visant à renforcer la stabilité et l’intégration continentale.
MK/ak/ac/APA







