Les parlements du Maroc, de la Guinée équatoriale, des Comores et de l’Eswatini s’engagent à assurer l’application effective des trois accords de coopération signés en marge de l’APNODE, à travers leurs structures administratives et législatives, en conformité avec les règles juridiques internes de chaque institution.
La Chambre des conseillers du Maroc a conclu trois accords de coopération parlementaire avec la Guinée équatoriale, le Royaume d’Eswatini et l’Union des Comores, signés en marge des travaux du Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement (APNODE).
Selon un communiqué transmis à la presse, les textes paraphés par Mohamed Ould Errachid et ses homologues Salomon Nguema Owono, Lindiwe Dlamini et Abdou Moustadroine visent à structurer un cadre durable d’échanges entre les quatre institutions législatives.
Les mémorandums d’entente établissent un dispositif méthodique de dialogue parlementaire, d’appui technique et de partage d’expériences, destiné à renforcer les capacités des assemblées partenaires. Ils prévoient notamment la mise en place de programmes conjoints portant sur la législation, l’ingénierie parlementaire, le renforcement administratif et les mécanismes d’évaluation des politiques publiques.
Selon le communiqué, les trois accords ambitionnent de donner « un nouvel élan à la coopération parlementaire » dans un cadre aligné sur les normes internationales de gouvernance institutionnelle.
Les documents définissent une architecture opérationnelle articulée autour de formations, de visites d’étude, de missions d’échange administratif et de rencontres thématiques réunissant élus et fonctionnaires. Les actions conjointes s’étendront à des ateliers spécialisés, forums, séminaires, programmes de perfectionnement et initiatives de dialogue interparlementaire. Les institutions signataires précisent que ces activités seront déployées par les structures permanentes des assemblées, dont les groupes d’amitié, les commissions sectorielles et les unions parlementaires à l’échelle régionale et continentale.
Sur le plan institutionnel, les accords inscrivent ces coopérations dans une logique de consolidation des pratiques législatives africaines, au moment où plusieurs parlements du continent cherchent à moderniser leurs procédures et à renforcer leur rôle dans la conduite des politiques publiques.
L’ancrage de la signature à Laâyoune, en marge d’un réseau dédié à l’évaluation du développement, souligne l’importance accordée à la mesure de l’impact des législations et à la montée en compétences des administrations parlementaires.
Le suivi des activités devra s’opérer via des mécanismes permanents permettant d’assurer la continuité des échanges, l’élaboration de rapports conjoints et l’évaluation régulière des résultats attendus.
MK/ak/ac/Sf/APA







