477 migrants éthiopiens, captifs de groupes armés au Myanmar, ont été libérés et 177 d’entre eux ont pu être rapatriés dans leur pays, selon un comité chargé de faciliter
leur retour.
300 migrants n’ont pas été renvoyés en Ethiopie faute de billets d’avion, a déclaré lundi aux journalistes Abebech Simel, président du comité.
Les migrants ont été retenus en otages par les groupes insurgés connus sous le nom d’Armée démocratique bouddhiste karen et de Force des gardes-frontières jusqu’à leur libération négociée.
Ils avaient été détenus pendant des mois dans un centre militaire au Myanmar, accusés d’être impliqués dans des cybercrimes.
Ils imploraient une aide urgente, craignant de retomber rapidement entre les mains des trafiquants qui les avaient attirés dans le pays avec de fausses promesses d’emploi en Thaïlande voisine.
Le comité a déclaré que le rapatriement avait été effectué « en coordination avec l’ambassade d’Éthiopie en Inde ». Il a également souligné que « des efforts sont déployés pour renvoyer d’autres Éthiopiens en situation difficile au Myanmar ». Initialement ciblés
par des réseaux criminels pratiquant des escroqueries sur Internet, les Éthiopiens s’étaient vu proposer des emplois bien rémunérés à l’étranger, principalement en Asie. Au lieu de cela, ils ont été introduits clandestinement dans des pays comme la Birmanie et contraints de travailler dans des centres de cybercriminalité contrôlés par des groupes armés.
Leurs tâches consistaient à escroquer des utilisateurs de réseaux sociaux jusqu’à 16 heures par jour, ce qui a entraîné de graves problèmes de santé émotionnelle, mentale et même physique.
Certains, selon les médias locaux, ont développé des complications rénales dues au stress et au surmenage.
En février 2025, sous la pression de la Chine et de la Thaïlande, la Birmanie a lancé une vaste opération visant à démanteler les centres d’escroquerie opérant dans les régions frontalières.
Des milliers de victimes de la traite ont été libérées, dont des Éthiopiens, qui ont ensuite été transférés dans des camps de fortune administrés par des groupes armés locaux.
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