Le président de la Fédération nigériane de football (NFF), Ibrahim Musa Gusau, a démissionné de ses fonctions, avec plusieurs membres de l’instance dirigeante, dans un contexte marqué par les mauvais résultats des sélections nationales et des interrogations sur la gouvernance du football nigérian.
Élu en septembre 2022, le président de la Fédération nigériane de football (NFF), Ibrahim Musa Gusau, a quitté son poste jeudi, à quelques semaines de la fin de son mandat. Sa démission intervient après des consultations avec sa famille, ses proches et plusieurs acteurs du football, selon la Fédération.
Le désormais ex-président de la NFF a justifié sa décision par la nécessité de préserver « l’intérêt supérieur » du football nigérian et de permettre l’ouverture d’une nouvelle étape pour la restructuration de l’instance.
Le départ de M. Gusau intervient alors que le football nigérian traverse une période difficile. Les Super Eagles ont notamment échoué à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, tandis que les Super Falcons ont manqué leur qualification pour le Mondial féminin 2027, une première depuis la création de cette compétition en 1991.
La crise dépasse toutefois le terrain sportif. La gestion de la Fédération fait l’objet de critiques et d’allégations portant notamment sur l’utilisation de fonds publics destinés au règlement d’arriérés dus aux joueurs et aux membres de l’encadrement des équipes nationales.
Face à cette situation, le président Bola Ahmed Tinubu a ordonné une réforme complète de l’administration du football, avec un accent particulier sur la gouvernance, la transparence financière, le développement des jeunes talents et l’organisation des compétitions.
Le processus électoral de la NFF, initialement prévu le 27 septembre 2026, a par ailleurs été suspendu. Emmanuel Ikpeme, ancien secrétaire général adjoint de la Fédération, doit assurer provisoirement la supervision du secrétariat, dans l’attente d’un nouveau processus électoral.
TE/Sf/APA







