Le Ghana organise, le 29 août 1969, ses premières élections législatives depuis le coup d’État militaire de 1966 qui avait renversé Kwame Nkrumah, un scrutin remporté par le Progress Party de Kofi Abrefa Busia et qui ouvre la voie au retour d’un régime civil.
Les élections se déroulent dans un pays placé sous administration militaire depuis la prise du pouvoir par le National Liberation Council (NLC) en février 1966. Le scrutin constitue ainsi une étape centrale du processus de restauration de l’ordre constitutionnel.
Le vote se tient principalement le 29 août, tandis que deux circonscriptions votent ultérieurement, les 2 et 3 septembre 1969. Les électeurs doivent désigner les 140 membres de la nouvelle Assemblée nationale.
Le Progress Party (PP), dirigé par Kofi Abrefa Busia, remporte une large victoire avec 105 des 140 sièges. Son principal rival, la National Alliance of Liberals, obtient 29 sièges.
Cette victoire permet à Busia d’accéder au poste de Premier ministre le 3 septembre 1969, ouvrant une nouvelle phase politique qui conduira à l’installation de la Deuxième République et au retour d’un gouvernement civil après plusieurs années de régime militaire.
Le 29 août 1969 demeure ainsi une date majeure de l’histoire politique du Ghana : le scrutin ouvre la voie à la restauration de l’ordre constitutionnel et au retour du pouvoir civil après le renversement de Kwame Nkrumah trois ans plus tôt.
APA







