Le gouvernement zambien a suspendu son dialogue avec le Forum Oasis, accusant la coalition de la société civile de bloquer les discussions sur la réforme constitutionnelle engagée par l’administration Hichilema.
Le processus de réforme constitutionnelle en Zambie a été temporairement suspendu après que le gouvernement a interrompu le dialogue avec le Forum Oasis, accusant cette coalition de la société civile de refuser toute participation constructive aux négociations.
Le ministre de l’Information, Cornelius Mweetwa, a annoncé cette décision dimanche soir, expliquant que le Forum n’avait pas pris part de manière active aux discussions conduites par le procureur général, Mulilo Kabesha. Ces consultations devaient poursuivre les travaux entamés lors de la réunion du 28 novembre à la State House, présidée par le président Hakainde Hichilema.
Selon M. Mweetwa, au lieu d’assister à la réunion de suivi prévue dimanche, le Forum Oasis a transmis une lettre datée du 29 novembre exprimant son refus de poursuivre les négociations. Il a accusé la coalition de maintenir une position « inflexible » et de ne présenter aucune contribution permettant d’enrichir le processus.
« Le gouvernement n’a eu d’autre choix que d’interrompre temporairement le dialogue », a-t-il indiqué, reprochant au Forum de n’avoir identifié aucune clause problématique ni proposé d’alternative dans les projets de réformes.
Il a rappelé que « le dialogue constructif est plus efficace lorsque les deux parties sont disposées à proposer des solutions alternatives claires plutôt que de se limiter à des objections générales ».
Lancée sous l’administration Hichilema, la réforme constitutionnelle vise à renforcer l’équité, l’inclusion et la gouvernance. Un comité technique a été mis en place pour recueillir les avis des citoyens à travers le pays, le gouvernement assurant que toutes les procédures légales ont été respectées.
M. Mweetwa a précisé que le gouvernement reste disposé à reprendre les discussions. « Le dialogue reste ouvert à toutes les parties prenantes, y compris au Forum Oasis », a-t-il dit, réaffirmant l’engagement du président Hichilema en faveur d’un processus inclusif.
Le Forum Oasis, regroupant organisations religieuses, juridiques et acteurs de la société civile, joue traditionnellement un rôle clé dans les débats constitutionnels en Zambie. Son retrait constitue un revers notable dans les efforts de recherche d’un consensus national autour des réformes.
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