Face à la persistance des violences xénophobes en Afrique du Sud, le centre panafricain Gorée Institute appelle l’Union africaine, la SADC et les organisations internationales à renforcer les mécanismes de prévention, de protection des droits humains et de lutte contre les discours de haine.
Le Gorée Institute a appelé à une mobilisation continentale face à la montée des violences xénophobes en Afrique du Sud, estimant que la situation nécessite une réponse coordonnée des institutions africaines et internationales.
Dans une déclaration publiée le 28 juillet 2026, l’organisation basée à Dakar condamne « avec la plus grande fermeté » toutes les formes de violences xénophobes, de discrimination, de discours de haine et d’incitation à la violence.
Le centre panafricain exhorte les autorités sud-africaines à garantir « sans délai » la protection effective de toutes les personnes vivant sur leur territoire, à faire respecter l’État de droit et à poursuivre les auteurs, instigateurs et complices des violences.
Gorée Institute appelle également les responsables politiques, les leaders d’opinion, les autorités traditionnelles, les médias et les plateformes numériques à adopter une attitude responsable et à éviter toute rhétorique susceptible d’alimenter la haine, la désinformation ou les divisions sociales.
« La dignité humaine, l’égalité devant la loi et la protection des droits fondamentaux constituent des principes universels qui ne sauraient être subordonnés à des considérations identitaires, ethniques ou politiques », souligne l’organisation.
Face à la gravité de la situation, l’Institut invite la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’Union africaine (UA), la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, les Nations Unies ainsi que les partenaires internationaux à exercer pleinement leurs responsabilités en matière de prévention des conflits, de diplomatie préventive et de protection des droits humains.
Parmi les mesures proposées figurent le déploiement de mécanismes indépendants d’observation et d’alerte, l’ouverture d’un dialogue politique de haut niveau avec Prétoria, le renforcement de la protection des réfugiés et demandeurs d’asile ainsi que l’appui aux organisations de la société civile engagées dans la cohésion sociale et le dialogue interculturel.
Gorée Institute rappelle que l’Afrique du Sud occupe une place particulière dans la mémoire collective africaine en raison de son histoire de lutte contre l’apartheid, l’oppression et l’exclusion.
Selon l’organisation, cet héritage impose aujourd’hui au pays une responsabilité particulière dans la construction d’une société fondée sur « la justice, la diversité, l’égalité et le respect de la dignité de chaque être humain ».
« L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur la peur de l’autre, le rejet de l’étranger ou la fragmentation des solidarités africaines », affirme l’Institut, qui plaide pour un engagement renouvelé en faveur du dialogue, de la démocratie, de la paix et du panafricanisme.
Fondé sur l’héritage de la conférence historique de Dakar de 1987, organisée sur l’île de Gorée avec des représentants de l’African National Congress (ANC) alors en exil et des Afrikaners progressistes, le Gorée Institute se présente comme un centre panafricain dédié à la démocratie, aux droits humains, à la gouvernance inclusive et à la prévention des conflits en Afrique.
AC/Sf/APA







