Grand-Bassam, cité balnéaire située à 40 Km au Sud-est d’Abidjan, accueille un atelier crucial pour l’avenir des ressources aquatiques ivoiriennes, en faveur de la promotion de l’économie bleue. Porté par le gouvernement et la FAO, cet événement marque un tournant pour la sécurité alimentaire et l’emploi des jeunes.
Les 30 et 31 juillet 2026, Grand-Bassam rassemble experts, décideurs institutionnels, partenaires financiers et acteurs privés pour valider les rapports stratégiques du projet TCP/IVC/4003, une initiative clé visant à propulser la transition de la Côte d’Ivoire vers une économie bleue génératrice de richesse et de sécurité alimentaire.
Cet atelier vise à valider les rapports de quatre groupes thématiques clés conçus dans le cadre du projet TCP/IVC/4003. Intitulé « Appui à la mise en œuvre de la Feuille de route pour la transition vers l’économie bleue et sa contribution à la sécurité alimentaire et au développement économique du pays », ce programme d’envergure entre désormais dans sa phase opérationnelle.
Pendant plusieurs mois, les experts ont mené des travaux approfondis sur quatre secteurs jugés prioritaires pour l’avenir de la nation, à savoir l’aquaculture, la gestion des déchets plastiques en milieu marin et côtier, la qualité des eaux continentales, et la contribution globale de l’économie bleue à la richesse nationale.

Leurs analyses croisées ont débouché sur des rapports complets formulant des constats lucides, des recommandations concrètes et des propositions d’actions directes. Il s’agit de valider ces documents de manière participative et inclusive, garantissant ainsi leur rigueur scientifique et leur parfaite adéquation avec le Plan national de développement (PND 2026-2030).
Ouvrant les travaux au nom de Joseph Nyemah, représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, le chargé de programme, Séraphin Dedi a salué la forte mobilisation des administrations et des parties prenantes. Il a rappelé le rôle moteur de l’organisation onusienne aux côtés de l’État ivoirien pour bâtir des politiques axées sur la sécurité alimentaire et la gestion durable.
« L’économie bleue constitue un levier stratégique conciliant croissance économique, sécurité alimentaire, création d’emplois décents et résilience face au changement climatique », a souligné Séraphin Dedi.
Il a insisté sur le fait que ces rapports ne sont pas de simples documents techniques, mais de véritables outils d’aide à la décision. Il a également plaidé pour l’intégration des réalités des communautés locales (pêcheurs, aquaculteurs, mareyeuses, transformatrices) et pour un engagement massif du secteur privé via des investissements responsables.

Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le Conseiller technique, Kaba Ibrahima a réaffirmé l’ambition de la Côte d’Ivoire de devenir une référence régionale en matière de gestion durable des ressources aquatiques.
Selon Kaba Ibrahima, ces rapports vont grandement améliorer la connaissance des filières halieutiques et mieux mesurer leur poids réel dans le PIB national. Le gouvernement, dira-t-il, est prêt à mobiliser les moyens institutionnels et financiers nécessaires pour appliquer les conclusions de l’atelier, visant notamment le renforcement de la souveraineté alimentaire et l’insertion professionnelle des jeunes.
Un appel vibrant a été lancé aux opérateurs privés afin qu’ils s’approprient ces nouvelles orientations. La modernisation des infrastructures de production, de transformation, de logistique et de la chaîne de froid représente aujourd’hui un gisement exceptionnel de richesse et d’emplois pour le pays.
Au terme de ces deux jours de travaux, les participants devront adopter une feuille de route consensuelle, assortie d’échéances claires, pour propulser durablement l’économie bleue ivoirienne.
AP/Sf/APA







