L’Assemblée nationale togolaise a adopté, mardi 9 décembre 2025, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
A l’issue de plusieurs jours de travaux en commission marqués par des analyses approfondies, des débats et des amendements, le texte du budget 2026 a été voté à une large majorité, lors d’une séance plénière présidée par le Professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale togolaise, en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.
Le budget de l’État du Togo pour 2026, équilibré en ressources et en charges à 2 751,5 milliards FCFA, enregistre une hausse de 14,8 % par rapport à l’exercice 2025. Il traduit les grandes orientations politiques, économiques et sociales du gouvernement et vise à répondre aux attentes des populations à travers la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2025-2030.
Le premier axe de ce budget est consacré à l’inclusion et au capital humain, avec une enveloppe de 669 milliards FCFA, soit 48 % du total des dépenses budgétaires. Cette part, en légère progression de 1,5 % par rapport à 2025, servira à renforcer les secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie et la protection sociale, afin d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le second axe porte sur la transformation économique, avec une dotation de 407 milliards FCFA en 2026, contre 315 milliards l’année précédente, soit une augmentation de 29,3 %. Ces crédits visent à soutenir les politiques de développement agricole, industriel et numérique, tout en stimulant la création d’emplois et la compétitivité du tissu productif national.
Concernant le renforcement de l’État et de la gouvernance, le budget alloue 324 milliards FCFA en 2026 contre 355 milliards en 2025, soit une baisse de 8,5 %. Cette réduction s’explique par une rationalisation des dépenses, en vue de réorienter les ressources vers les secteurs à fort impact social et économique.
Le président du groupe parlementaire UNIR, l’honorable Aklesso Atcholi, a salué l’adoption du texte, estimant que « ce budget consolide les fondations de la paix et de la sécurité nationale ». Il a ajouté que les investissements prévus dans la modernisation des forces de défense et de sécurité, la lutte contre la cybercriminalité et la résilience des frontières traduisent la volonté du pays de préserver sa stabilité, condition essentielle du développement durable.
De son côté, le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a souligné que le vote du budget 2026 dote le gouvernement d’un instrument fondamental pour la mise en œuvre de la politique nationale. Il a rappelé que cette loi de finances reflète le pacte démocratique qui unit le gouvernement et le Parlement dans une logique de responsabilité partagée.
Barcola a enfin insisté sur les principes de transparence, de redevabilité et de confiance citoyenne qui sous-tendent ce budget, en conformité avec la nouvelle Constitution. Selon lui, l’Assemblée nationale dispose désormais d’outils institutionnels renforcés pour garantir une gestion rigoureuse des finances publiques et assurer le suivi des engagements pris envers la nation.
RNK/ac/Sf/APA







