Le Tchad a signé jeudi son Pacte national de l’eau, un document stratégique destiné à mobiliser 3,8 milliards de dollars pour financer les infrastructures hydrauliques et améliorer l’accès à l’eau dans le cadre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ».
Le gouvernement tchadien a signé jeudi le Pacte national de l’eau, un cadre stratégique destiné à mobiliser des financements en faveur du secteur hydraulique, en marge de la clôture du Forum africain de l’eau organisé les 15 et 16 juillet à N’Djamena.
Le document a été paraphé par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, en présence de partenaires techniques et financiers.
Présenté comme un instrument de mobilisation des ressources, le pacte prévoit un investissement global de 3,8 milliards de dollars sur les cinq prochaines années. Selon les autorités, 20 % de ce montant seront financés par l’État tchadien, le solde devant être mobilisé auprès des partenaires au développement et des investisseurs.
Les ressources attendues serviront notamment à développer les infrastructures hydrauliques, renforcer l’approvisionnement en eau potable, accroître les capacités d’irrigation, construire des retenues d’eau et améliorer la gestion durable des ressources hydriques.
Articulé autour de trois axes – « l’eau pour la population », « l’eau pour l’alimentation » et « l’eau pour la planète » –, le Pacte national de l’eau s’inscrit dans le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », qui fait de l’accès à l’eau un levier de développement économique et social.
À l’ouverture du Forum africain de l’eau, mercredi, le président Mahamat Idriss Déby Itno avait présenté ce pacte comme l’un des instruments majeurs de sa politique de développement, appelant les partenaires internationaux à accompagner le Tchad dans la mise en œuvre de ses ambitions dans le secteur de l’eau.
Placée sous le thème « De la vision à l’action », la rencontre de N’Djaména a réuni plusieurs chefs d’État africains, des ministres, des institutions financières, des partenaires techniques et des experts. Plusieurs pays, dont le Gabon, ont annoncé leur intention d’élaborer à leur tour un pacte national de l’eau afin de mobiliser davantage de financements pour leurs projets hydrauliques.
CA/ac/Sf/APA







